<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Aïkido &amp; Iaïdo &#8211; Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</title>
	<atom:link href="https://olivier-eberhardt.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://olivier-eberhardt.fr</link>
	<description>Enseignement traditionnel de l’Aïkido et du Iaïdo en France et à l’international</description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Feb 2026 15:02:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/cropped-logo-OE-32x32.webp</url>
	<title>Aïkido &amp; Iaïdo &#8211; Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</title>
	<link>https://olivier-eberhardt.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Iwama &#8211; La source de l&#8217;Aïkido</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/iwama-la-source-de-laikido/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/iwama-la-source-de-laikido/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 15:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=882</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il est un lieu au Japon où l’Aïkido à profondément marqué une ville : IWAMA. Lieu où Ô sensei résida pendant de nombreuses année et qui demeure un lieu chargé d’histoire où...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/iwama-la-source-de-laikido/">Iwama – La source de l’Aïkido</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Il est un lieu au Japon où l’Aïkido à profondément marqué une ville : IWAMA. Lieu où Ô sensei résida pendant de nombreuses année et qui demeure un lieu chargé d’histoire où l’Aïkido est partie intégrante de la ville. Iwama « 岩間 » (comme son nom l’indique en japonais) est une petite ville située au milieu de montagnes dans la province d’Ibaraki au Japon. Elle se trouve à proximité de Mito (environ 30mn de train) capitale de la province. La principale curiosité d’Iwama est que l’on croise très souvent des personnes non japonaises venues pour pratiquer l’Aïkido comme ushi-deshi dans l’un des Dojos de la ville. Dès votre sortie de la gare vous serez accueilli par une statue de Morihei Ueshiba qui vous indique de son regard la direction à prendre pour se rendre à l’Aïki-jinja (temple mondial de l’Aïkido). La route est simple, c’est un large boulevard orné de maisons où vous trouverez différentes plaques illustrées qui représentent des moments de la vie d’Ô Sensei. Une fois arrivé au croisement avec une petite forêt, vous y êtes… en fait vous vous situez sur l’arrière de l’Aïki-Jinja. Il suffit de longer la forêt par la droite pour arriver là où résidait Ô Sensei.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>LE DOJO D’Ô SENSEI : IBARAKI SHIBU DOJO</strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Construit en 1945, il se nommait initialement l’<strong><em>Aiki Shuren Dojo « 合気修練道場</em></strong>&nbsp;». C’est ici qu’Ô sensei développa son art et le Dojo devint très vite le quartier général de l’Aïkido jusqu’au développement du Hombu Dojo de Tokyo. A l’origine il n’y avait pas de tatamis on s’entraînait sur du parquet et les cours étaient réputés pour être intensifs et rugueux… Le Dojo est installé sur une petite propriété avec aujourd’hui différents bâtiments pour permettre l’accueil d’élève du monde entier (ushi-deshis : élèves internes). A l’intérieur du Dojo se trouvent encore des objets liés à Ô sensei. Lorsque l’on passe devant le Dojo, la première partie était à l’époque ses appartements.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-71" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1-1024x576.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1-300x169.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1-768x432.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1-1536x864.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/dojoosenseiweb1.webp 1750w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="659" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-1024x659.webp" alt="" class="wp-image-72" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-1024x659.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-300x193.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-768x494.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-1536x988.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1.webp 1750w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>L’AÏKI-JINJA « 合気神社 »: TEMPLE MONDIAL DE L’AÏKIDO</strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Aïki-Jinja est le temple construit par Ô sensei en l’honneur des divinités shintoistes de l’Aïkido en 1942. Il a été construit en 2 temps et à été depuis rénové. Le temple regroupe deux bâtiments le « Honden », lieu de résidence des divinités ainsi que le « Haiden » lieu des cérémonies construit en 1962. Sur le site de l’Aïki-Jinja on trouve de magnifiques érables Japonais ainsi qu’une large pierre sculptée « Aiki-Jinja » par Seiseki Abé. Ce dernier était un calligraphe reconnu et maître d’Aïkido qui fut aussi le professeur de calligraphie de Ô sensei. Depuis novembre 2009, une statue représentant Ô sensei a été ajoutée sur la droite du bâtiment. Il se situe à quelques mètres à pied du Dojo d’origine de Ô Sensei. Il suffit juste de regarder de l’autre côté de la rue.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>LE TANRENKAN DOJO « 鍛錬館 »</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Siège de l’Iwama Shin Shin Aiki Shuren Kai C’est l’actuel Dojo de Me SAITO Hitohira, fils et successeur de SAITO Morihiro. Pour s’y rendre, il suffit de continuer à marcher dans la rue de l’Aïki-jinja au 1er croisement (stop) vous prenez à droite, le dojo se situe 200 mètres plus loin. Ce Dojo à été construit en 2000 par SAITO sensei et est devenu le siège de l’organisation mondiale de l’Aïkido dit « Iwama Ryu ». Face au Dojo, se trouve une clairière aménagée à la pratique où les ushi-deshi pratiquent les armes chaque matin.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="589" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1-1024x589.webp" alt="" class="wp-image-73" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1-1024x589.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1-300x173.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1-768x442.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1-1536x884.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/tanrenkandojoweb1.webp 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Du lever au coucher du soleil, vous trouverez des ushi-deshi qui nettoient les abords de l’Aïki-Jinja, d’autres partiront en vélo s’entraîner au Tanrenkan Dojo, à certains moments de la journée la rue sera agrémentée de Kiai qui retentissent et vous croiserez les anciens de la ville qui viennent prier devant l’Aiki-jinja…<br>Iwama vit pleinement en harmonie avec l’Aïkido.</em></p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Texte et images – Olivier Eberhardt</strong></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/iwama-la-source-de-laikido/">Iwama – La source de l’Aïkido</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/iwama-la-source-de-laikido/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les armes du confinement</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/les-armes-du-confinement-2/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/les-armes-du-confinement-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 10:05:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=85</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis une année et suite aux événements liés à la pandémie actuelle,  la pratique des arts martiaux se trouve grandement perturbée pour bon nombre de personnes. De confinements en protocoles sanitaires successifs,...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/les-armes-du-confinement-2/">Les armes du confinement</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis une année et suite aux événements liés à la pandémie actuelle,  la pratique des arts martiaux se trouve grandement perturbée pour bon nombre de personnes. De confinements en protocoles sanitaires successifs, les espaces et temps dédiés à la pratique de l’Aïkido se sont considérablement restreints. Au delà des initiatives numériques et distancielles, un élément essentiel de la pratique à pu s’extraire de ces contraintes. La pratique des armes que sont l’Aïki-ken et l’Aïki-jo.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au delà des styles et des interprétations techniques, on perçoit aujourd’hui un véritable regain de la pratique des armes de l’Aïkido. Découverte pour certains, travail de fond, de forme pour d’autres, l’utilisation des armes dans un contexte complexe retrouve une certaine noblesse et permet de conserver un travail efficient en lien direct avec le cœur et l’esprit de la discipline. Les techniques d’Aïkido se sont construites en référence aux armes, c’est donc un moyen privilégié de maintenir et développer sa pratique personnelle.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Pratique individuelle et transversale</strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude des suburis (frappes et coupes) du ken et du jo donnent en tout premier lieu matière à un travail journalier donnant des possibilités de mobiliser des éléments essentiels et transversaux de la pratique de l’Aïkido. Renforcement des hanches, appréciation et contrôle des positions hanmi et hitoemi, centrage et respiration se combinent dans cette étude solitaire des suburis. Face au miroir, au reflet d’une fenêtre et de soi-même, l’arme permet de mobiliser et de prolonger le mouvement du corps. Une telle pratique individuelle et régulière permet ce travail personnel d’affinement sans être perturbé ni se focaliser sur la prise d’informations que génère le travail avec partenaire ou adversaire.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>Visioconférence, liens interpersonnels et progression technique</strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une étape numérique est née et se distingue depuis un an. La visioconférence devient un véritable outil d’accompagnement de l’enseignement. Elle permet un travail individuel même dans des espaces restreints et de se retrouver de façon hebdomadaire selon un programme technique qui se construit dans le temps. Les conditions matérielles s’améliorent en terme de technique audiovisuelle il n’a pas toujours été aisé de construire un programme en visioconférence.<br>Corrections des pratiquants, suivi des images, régularité et progression technique n’ont pas été aisés à construire dans une pratique ou la relation à l’autre est essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visioconférence est passée d’un moyen de conserver le lien à un véritable outils pédagogique. Elle permet de suivre l’évolution, d’appréhender les progressions des pratiquants, de créer une régularité dans cette période morcelée par des arrêts, reprises et contraintes. La progression technique est aussi perçue et le suivi des élèves se trouve renforcé malgré la distanciation qu’implique la visioconférence.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>Pratique masquée en extérieur et continuité pédagogique</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La notion d’opposition médiée par une arme, ken ou jo, facilite le travail de distance. Bien qu’imposé par des protocoles sanitaires, cet élément essentiel de l’Aïki n’en n’est pas moins un travail transversal de la pratique. Distances et port du masques permettent de conserver selon les périodes et les régions une pratique d’arme adaptée et continue en extérieur.<br>Pas de contact physique, travail de distance, construction distanciée par l’arme dans le rapport à l’autre, amplitudes des mouvements et awase (timing) retrouvent toute leur raison d’être. Le port du masque étant compatible, on construit un véritable développement personnel lié à la pratique des techniques d’armes «&nbsp;Bukiwaza&nbsp;».<br>Les contraintes d’horaires et de lieux ont permis de générer des temps fort de regroupement des pratiquants les plus passionnés et motivés. Comme une parenthèse, un sas de respiration dans une période troublée. Se retrouver devient aussi important que de pratiquer, la dynamique du développement et du maintien des arts martiaux et de l’Aïkido passe par cela. Traditionnellement au japon la pratique des armes se réalise en extérieur sauf en cas d’intempéries importantes. Le travail à deux vient donc renforcer de manière significative les actions réalisées seul ou en visioconférence. La qualité du lien se renforce et la continuité pédagogique développée par des supports numériques est renforcée par ces temps de partage et de travail collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les arts martiaux se trouvent menacés, la perte de pratiquants, l’arrêts des cours, stages et événements ont considérablement impactés la pratique et la dynamique martiale. Une partie de la richesse de ces arts, construits sur la relation à l’autre dans toutes ses dimensions, est amputée de façon ponctuelle. Cependant, de tous temps les arts martiaux ont su faire face, s’adapter, évoluer et prendre en leur sein les valeurs et notions essentielles que développent les budos pour mieux rebondir. La pratique des armes, élément culturel, historique, technique et pédagogique des arts martiaux japonais demeure et est sans nul doute aujourd’hui une première marche vers un retour au développement de ces Budos comme l’Aïkido que nous portons en nous.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Texte et images &#8211; Olivier Eberhardt</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/les-armes-du-confinement-2/">Les armes du confinement</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/les-armes-du-confinement-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interview &#8211; SAITO Hitohira sensei 2019</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2019/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2019/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2020 10:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=83</guid>

					<description><![CDATA[<p>En aparté du 5ème stage international d’Aïkido organisé à Rennes dernièrement par Olivier Eberhardt, SAITO Hitohira sensei soke de l’Iwama Shin Shin Aïki Shuren Kai s’est livré sur l’un des aspects fondamental...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2019/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2019</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>En aparté du 5ème stage international d’Aïkido organisé à Rennes dernièrement par Olivier Eberhardt, SAITO Hitohira sensei soke de l’Iwama Shin Shin Aïki Shuren Kai s’est livré sur l’un des aspects fondamental de l’Aikido&nbsp;: le Kokyu</strong></p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>Sensei, selon vous il ne peut pas y avoir de technique « waza » sans la notion de Kokyu, quel est son véritable sens ?</strong></strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot « <em>Kokyu</em> » fait référence à la respiration. Aussi bien l’air que l’on inspire que celle expirée. C’est en effet le sens commun du mot « <em>kokyu »</em>. Selon les écoles ou disciplines, il se peut que ce mot recouvre d’autres significations. O-Sensei employait souvent ce mot ainsi que « iki », qui signifie « souffle-respiration ».  Il est difficile de décrire en détail le sens du mot « <em>Kokyu »</em>, mais son sens tend vers le concept d’unification.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-215" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-1024x683.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-300x200.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-768x512.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-1536x1024.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/saitokensuburinov19-2048x1366.webp 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">En Aikido, le principe actif du «&nbsp;<em>Kokyu&nbsp;»</em>&nbsp; (<em>Kokyuryoku</em>) se manifeste dans les techniques par des mouvements circulaires et en spirale qui permettent justement cette unification. Les lignes droites sont importantes pour la pratique des armes car elles permettent de couper ou de piquer avec force. Mais pour ce qui est du «&nbsp;Taijutsu&nbsp;» (travail à main nue), &nbsp;les courbes, cercles et spirales sont essentiellement utilisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle que soit la morphologie du partenaire, il y a toujours un moyen de lui faire perdre son équilibre. En position naturelle debout, le corps humain est fort sur les côtés mais faible sur l’avant et sur l’arrière. En position «&nbsp;Hanmi&nbsp;» c’est l’inverse. Le corps est résistant sur l’avant et l’arrière mais faible sur les côtés. En fonction de la situation, les spirales et les cercles permettent de guider le corps du partenaire vers son point de déséquilibre. Pour ce faire, il ne s’agit pas de le tirer dans une direction ou une autre, mais bien d’adopter &nbsp;la position adéquate qui permet de le pousser «&nbsp;Oshi-dasu&nbsp;» vers ce point de déséquilibre sans qu’aucune confrontation n’ait lieu avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus les techniques sont amples, plus l’adoption et le maintien de cette position idéale sont difficiles. Il est impératif et nécessaire de trouver le bon angle par rapport au partenaire, de conserver son propre équilibre et d’appliquer un mouvement de poussée en spirale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces conditions sont réunies, il arrive un point ou une unification avec le partenaire se produit d’elle-même. Nous sommes «&nbsp;en phase parfaite&nbsp;» avec le partenaire, comme si nous ne formions «&nbsp;qu’un&nbsp;». C’est cet état particulier que les mots «&nbsp;<em>kokyu</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>iki</em>&nbsp;» décrivent. Ce stade d’unification, d’équilibre et d’harmonie avec les hanches bien stables, permet alors au «&nbsp;kokyuryoku&nbsp;» de s’exprimer librement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Lorsque l’on pratique sur «&nbsp;Morote-dori&nbsp;» (saisie a deux mains du poignet), c’est justement ce que l’on travaille&nbsp;: l’équilibre, l’angle, la spirale, la poussée venant des hanches. Travailler en force sur cette saisie n’a aucun sens… <strong><em>C’est dans ce mouvement en spirale que le corps du partenaire est absorbé, déséquilibré et amené à ne faire qu’un avec son propre corps. Peut alors se déployer cette force active et subtile qui caractérise le «&nbsp;kokyu&nbsp;».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cercle et la spirale se retrouvent absolument dans tous les mouvements d’Aïkido&nbsp;: Tai-no-henko, morote-dori kokyunage, shiho-nage, irimi-nage etc. Et encore une fois, dans toutes les techniques d’Aïkido, on ne «&nbsp;tire&nbsp;» jamais le partenaire pour le déséquilibrer, le projeter. On le pousse toujours. Ceci est vraiment important à comprendre. Non pas que l’on ne puisse pas déséquilibrer le partenaire en le tirant bien sûr, mais ce qui caractérise et fait tout l’intérêt &nbsp;des techniques d’Aïkido&nbsp;: c’est l’utilisation de l’ensemble du corps dans un mouvement circulaire ou en spirale pour amener le partenaire au déséquilibre. De ce point de vue-là, le judo et l’Aïkido sont vraiment très différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses possibilités et variations naissent de l’utilisation des mouvements en spirale. On peut pousser le partenaire vers l’intérieur ou vers l’extérieur de la spirale. Cela amène à la distinction des formes «&nbsp;<em>omote</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>ura</em>&nbsp;». <strong><em>Dans toutes ces techniques, on place son propre corps de sorte à pouvoir déséquilibrer le partenaire, à créer l’émergence de ce point d’unification, et à déployer cette force (non musculaire) qui permet de projeter le partenaire.</em></strong> Cela exige une adaptation constante en fonction du partenaire, du timing etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est lors des entraînements «&nbsp;<em>keiko</em>&nbsp;» que l’on étudie tout cela. Avec son corps. Pas avec sa tête. Ce n’est qu’avec le corps que l’on peut saisir ces choses-là. Au début, on regarde et on imite. Puis avec le temps, la répétition et &nbsp;au fur et à mesure d’une pratique incessante des techniques de base, ces principes s’impriment d’eux-mêmes dans le corps du pratiquant. Je pense que cet apprentissage, par la répétition inlassable des mouvements, est valable pour tous les <em>Budo</em> et tous les sports. Quand un sportif réussit une belle passe de ballon à son partenaire, c’est que tous deux étaient déjà en phase, en union, en harmonie, avant même que le ballon soit lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que des mots pour expliquer et comprendre ces principes, O-Sensei disait&nbsp;: «&nbsp;Observez, vous comprendrez&nbsp;!&nbsp;». Les mots peuvent être sujet à interprétation et à confusion. Alors autant les éviter tant que faire se peut.&nbsp;»</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="427" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-1024x427.webp" alt="" class="wp-image-214" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-1024x427.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-300x125.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-768x320.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-1536x640.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/11/picgroupestagesaito2nov19-2048x853.webp 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><em>Sensei, qu’avez-vous pensé de ce 5ème stage international à Rennes</em></strong></strong> ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pratiquants de tous niveaux, de tous styles, et de nombreux pays ont participé à ce stage. Dans cette diversité, ce qui est important, c’est que chaque participant ait pu saisir la signification de ce stage. Chaque pratiquant a ses propres habitudes, ses propres spécificités, et mon propos n’est pas d’imposer de faire comme ceci ou comme cela. Mon propos est d’éveiller les pratiquants sur d’autres modes de pratique, d’autres formes, d’autres façons de faire et d’envisager la pratique de l’Aïkido.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant le stage, j’ai surtout envie de m’intéresser de près aux débutants et de les guider. Les gradés en <em>hakama</em>, ont tous déjà plus ou moins d’expérience et d’expertise, mais ils ont une base sur laquelle construire. Il arrive aussi parfois que même des gradés n’arrivent pas à bouger. Cela peut-être du au fait qu’ils n’ont jamais appris à faire tel ou tel mouvement, ou bien au fait qu’ils ne sont pas habitués à travailler à partir de saisies puissantes et solides comme l’exigeait O-Sensei. Mais pour ces pratiquants qui ont pu avoir quelques difficultés, le plus important est qu’ils ont pu expérimenter un type de travail très proche de ce qui se pratiquait sous la direction directe de O-Sensei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, peu importe le niveau réel des pratiquants et leur aptitude a bien exécuter les techniques. Pour moi ce qui a vraiment du sens, c’est de leur permettre de vivre une expérience authentique et conforme avec les entrainements que prodiguait le fondateur. J’espère que cette expérience pourra leur servir dans la poursuite de leur pratique une fois retournés dans leurs dojos respectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis sans doute montré sévère envers certains pratiquants pendant le stage, mais je les aime tous. Sur terre, chacun est différent mais l’humanité ne fait qu’une, et l’Aïkido est une célébration de cette unité qui voit au-delà des différences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais adresser un grand merci à Olivier ainsi qu’à ses élèves pour la préparation et la réalisation de ce stage.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Interview : Olivier Eberhardt<br>Traduction : Charles Durand<br>Photos : Franck Boisselier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2019/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2019</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2019/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interview &#8211; SAITO Hitohira sensei 2016</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2016/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2016/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2020 08:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=220</guid>

					<description><![CDATA[<p>En novembre 2016 à Rennes, l’Association DOKAN du groupe DENTO IWAMA RYU AIKIDO France a organisé un 4ème stage international d’Aïkido sous l’égide de SAITO Hitohira sensei, représentant mondial de l’Iwama Shin...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2016/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2016</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>En novembre 2016 à Rennes, l’Association DOKAN du groupe DENTO IWAMA RYU AIKIDO France a organisé un 4ème stage international d’Aïkido sous l’égide de SAITO Hitohira sensei, représentant mondial de l’Iwama Shin Shin Aïkishuren Kaï. A cette occasion, SAITO Hitohira sensei nous livre les finalités et le sens spirituel de sa recherche en Aïkido.</strong></p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>Sensei, quel est votre ressenti sur cette quatrième édition du stage international à Rennes ?</strong></strong></strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me base pas sur mes ressentis, que d&rsquo;ailleurs je n&rsquo;essaie pas d&rsquo;analyser. En revanche, je constate que notre groupe se développe et que nos pratiquants qui s&rsquo;entraînent régulièrement progressent. Le plus compliqué, c&rsquo;est quand nous avons sur les tatamis des pratiquants de notre groupe et des nouveaux venus car il y a une différence de niveau très importante, et du coup, je suis obligé de consacrer beaucoup de temps à répéter les mêmes explications sur les bases. Certes, les bases sont très importantes et il est toujours bon de les rappeler, mais du coup cela limite les possibilités d&rsquo;aller plus loin pour les pratiquants de notre groupe car le temps disponible lors du stage est limité. J&rsquo;ai pu constater toutefois que les pratiquants qui sont présents depuis la première édition ont progressé. In fine, l&rsquo;essentiel est que tous puissent peu à peu se rapprocher des technique et de la spiritualité du Fondateur<strong>.</strong></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="287" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-112-WEB.webp" alt="" class="wp-image-225" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-112-WEB.webp 800w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-112-WEB-300x108.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-112-WEB-768x276.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="535" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-45-WEB.webp" alt="" class="wp-image-224" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-45-WEB.webp 800w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-45-WEB-300x201.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-45-WEB-768x514.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vous avez expliqué durant le stage que l&rsquo;Aïkido de Morihiro SAITO Sensei, votre père, n&rsquo;est pas votre objectif. Pourriez-vous revenir sur ce point ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, en effet, l&rsquo;Aïkido de Morihiro SAITO Sensei n&rsquo;est pas un objectif. Ceci est évident. Notre but est l&rsquo;Aïkido du fondateur. Bien sûr, mon père a pratiqué directement avec le fondateur pendant des années et c&rsquo;est justement ce qui a rendu son aïkido authentique. Toutefois, le seul exemple qui tienne reste celui du fondateur. C&rsquo;est cela notre objectif fondamental : retrouver physiquement, à fleur de peau, la pratique originale qui avait lieu sous l&rsquo;enseignement direct du fondateur. Un entraînement réel mobilisant l&rsquo;intégralité de l&rsquo;individu jusqu&rsquo;au plus profond de lui-même. L&rsquo;entraînement était physiquement, mentalement, psychiquement et spirituellement réalisé dans des conditions au plus proche de la réalité. Le sentiment de stress durant les Keiko était ainsi normal. Ceci étant dit, il n&rsquo;en demeure pas moins que l&rsquo;enseignement de mon père, Morihiro SAITO Sensei, est extrêmement utile pour se rapprocher de l&rsquo;aïkido originel du fondateur, car il est imprégné de l&#8217;empreinte du fondateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est pas un objectif en soi mais son enseignement demeure indispensable car forgé au contact direct du fondateur pendant de nombreuses années. L&rsquo;aïkido de mon père a été façonné au contact direct du fondateur dans le creuset de la vie quotidienne auprès de ce dernier. Mes parents ont partagé leur vie auprès du fondateur. Le soir, nous prenions tour à tour notre bain dans l&rsquo;eau même que Ô-Sensei avait utilisé. Nous passions après lui et son épouse. La vie de notre famille était ainsi intrinsèquement mêlée à celle de Ô-Sensei. C&rsquo;est tout cela qui anime l&rsquo;aïkido légué par mon père et qui fait son authenticité. J&rsquo;entendais la voix de Ô-Sensei alors que j&rsquo;étais encore dans le ventre ma mère. Cette intimité quotidienne entre ma famille et le fondateur a permis à mon père de saisir des choses impossibles à percevoir pour d&rsquo;autres disciples. C&rsquo;est en cela que l&rsquo;enseignement de mon père est indispensable pour se rapprocher du fondateur. Même s&rsquo;il n&rsquo;est pas un objectif en soi.</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Durant le stage, vous avez écrit le mot « misogi » en remplaçant le caractère chinois normalement utilisé pour ce mot par les deux caractères chinois qui forment le mot « aïki ». Pouvez-vous nous éclairer ?</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ô-Sensei a dit que l&rsquo;Aïkido est un Budo qui est né dans le monde spirituel. Deguchi Onisaburo l’a également évoqué en parlant de l&rsquo;aïkido :  » Voilà enfin ici-bas un Budo forgé dans le monde divin « .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le fondateur, l&rsquo;essentiel de l&rsquo;aïkido se situe dans le lien qui unit le corps (réceptacle) et l&rsquo;âme. L&rsquo;activité du couple ainsi formé reproduit de manière symbolique et spirituelle le lien avec l&rsquo;univers. Par exemple, la mer monte et descend sous l&rsquo;influence de la lune. Ces marées sont une forme de respiration de la planète dues à une force d&rsquo;attraction/répulsion.<br>L&rsquo;aïkido exprime ce mécanisme, cette respiration. Entre les corps des pratiquants, on retrouve grâce aux techniques d&rsquo;aïkido ce phénomène d&rsquo;attraction et répulsion. Bien sûr , sur le plan physique, mais aussi sur le plan spirituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Keiko cherche justement à faire naître / appréhender ce phénomène, physiquement et spirituellement. Le fondateur disait que l&rsquo;aïkido est misogi (*). Purifier le corps, le laver chaque jour, l&rsquo;entraîner chaque jour, est indispensable pour développer la relation qu&rsquo;il a avec l&rsquo;âme qu&rsquo;il héberge. Dans la pensée du fondateur, le lien entre le corps et l&rsquo;esprit est fondamental. Ainsi, les entraînements permettent de purifier et renforcer physiquement, mais cela ne s&rsquo;arrête pas là sinon l&rsquo;aïkido ne serait qu&rsquo;une discipline physique et technique. Il est crucial de s&rsquo;investir totalement, c&rsquo;est à dire d&rsquo;investir toute son âme dans la pratique. Le but est de nourrir et faire ainsi grandir le lien entre notre corps et notre âme. Pendant le Keiko, ce sont pas uniquement les corps des pratiquants qui se rencontrent. Ce sont aussi leurs âmes. Cette rencontre sur les plans physiques et spirituels font partie du misogi. Les techniques travaillées physiquement pendant l&rsquo;entraînement sont le support, « l&rsquo;outil », permettant aux âmes des pratiquants de se découvrir et de se rencontrer.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="480" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-174-WEB.webp" alt="" class="wp-image-226" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-174-WEB.webp 800w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-174-WEB-300x180.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/STAGE-IWAMA-RENNES-2016-174-WEB-768x461.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Ainsi, un Budo qui reste au niveau de « gagner/perdre » ne peut aller jusqu&rsquo;à cette dimension spirituelle. C&rsquo;est pour cela que le fondateur disait que l&rsquo;aïkido est misogi.</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme vous le savez, j&rsquo;ai perdu ma mère récemment. Normalement, je ne devrais pas sortir et diriger des stages ainsi alors que les 49 jours suivant le décès ne sont pas finis (**). Mais c&rsquo;est justement parce que l&rsquo;aïkido est misogi que cela m’est possible. C&rsquo;est parce que l&rsquo;aïkido est un travail de purification. Tout ceci ne se perçoit pas avec les yeux. Les yeux ne permettent de percevoir que la forme des techniques. Pour percevoir la profondeur de l&rsquo;aïkido et de ses techniques, il faut pratiquer avec tout son âme. Il ne s&rsquo;agit pas de mimer et chuter tout seul. Il faut sentir cela avec sa peau, à chaque moment de la pratique.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">(*) Le misogi fait référence à un travail de purification. La religion shintoïste considère que le monde ici-bas est rempli d&rsquo;impureté et le misogi consiste à purifier le monde de ses impuretés (kegare).</p>



<p class="wp-block-paragraph">(**) Dans le shintoïsme, le sang et la mort sont les principales impuretés (kegare). Suite à un décès, c&rsquo;est la demeure du défunt et ses proches qui se trouvent en situation d&rsquo;impureté.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em>Interview et traduction Charles Durand – Olivier Eberhardt</em></strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em>Crédit photo : Guillaume Prié</em></strong></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2016/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2016</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2016/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aïki-jo &#8211; Corps et arme</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/aiki-jo-corps-et-arme/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/aiki-jo-corps-et-arme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2020 14:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=238</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Aïkido d’Iwama développe une relation importante entre la pratique des techniques à mains nues et avec armes.  Encore aujourd’hui au sein de l’Iwama Shin Shin AIki Shuren Kai de Me SAITO Hitohira,...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/aiki-jo-corps-et-arme/">Aïki-jo – Corps et arme</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Aïkido d’Iwama développe une relation importante entre la pratique des techniques à mains nues et avec armes.  Encore aujourd’hui au sein de l’Iwama Shin Shin AIki Shuren Kai de Me SAITO Hitohira, une part importante de la pratique est dédiée à l’Aïki-Jo.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A Iwama, la pratique des armes constitue un entraînement quotidien pour chaque ushi-deshi (élève interne). Chaque matinée est consacrée à l’étude des armes, elle se pratique traditionnellement en extérieur dans une clairière attenante au Dojo de Me SAITO Hitohira. Ce rituel de la pratique des armes en extérieur est perpétué depuis de nombreuses  années, à  l’époque de Me SAITO Morihiro elle s’effectuait devant l’Aiki-Jinja (temple de l’Aïkido). Aiki-ken et Aiki-jo constituent le fondement de l’étude des armes au sein de l’école d’Iwama.  Ces deux pratiques donnent un sens précis dans l’approche du Taijutsu, car les relations sont nombreuses  et affinent les sensations du corps.  Quand on pratique à mains nues il faut faire le lien avec les armes, quand on pratique aux armes il faut penser mains nues.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les suburis – Construire le rapport du corps à l’arme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de construire sa relation avec le partenaire-adversaire, il faut façonner &nbsp;le rapport de son propre corps à l’arme. Les 20 suburis du Jo (entraînement aux frappes, coupes et piques) que l’on effectue seul constituent&nbsp; les gammes de l’apprentissage de la manipulation du Jo. On va distinguer des mouvements de coupes liés à l’Aiki-ken et des piques et frappes spécifiques à la pratique du Jo où les mains se déplacent sur la totalité de l’arme. Ces changements &nbsp;permettent d’alterner un travail aussi bien à droite qu’à gauche et ouvrent de nouvelles perspectives d’attaques, de gardes, de contrôles, de directions&#8230; C’est Maître SAITO Morihiro qui codifia les 20 suburis du Jo de manière à proposer un apprentissage préalable à l’étude des Kumijos où les suburis sont appliqués dans le rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Manipuler un Jo c’est transmettre l’ensemble du mouvement du corps à son arme de manière à lui donner toute l’énergie et la puissance liée à votre corps. De la prise d’appuis au sol, du mouvement des hanches au placement de votre centre de gravité,&nbsp; les suburis facilitent ce travail en profondeur. La respiration, le Kiai engendré et&nbsp; le corps dans leur unité s’engagent alors pleinement.&nbsp; Corps et arme deviennent indissociables, ne faisant qu’un. Cette recherche isole le pratiquant dans un contexte stable sans l’incertitude du rapport à l’autre.<strong><em> </em></strong>La pratique au fur et à mesure de la progression va pouvoir s’intensifier.&nbsp; Rythme,&nbsp; vitesse, changement de directions, placement de la respiration et variations vont renforcer les sensations corporelles tout en épurant le mouvement. L’état de vigilance (zanshin) nécessaire à l’étude des armes va alors pleinement s’exprimer.&nbsp; Ces sensations proprioceptives vont progressivement forger le corps et demeurer lors des techniques de Taijutsu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc une pratique inépuisable que l’on peaufine chaque jour. Dans l’école d’Iwama, &nbsp;on&nbsp; a coutume de dire <em>qu’</em><strong><em>il faut réaliser chaque suburis comme si c’était le dernier et le premier à la fois. Le dernier que l’on puisse réaliser en donnant toute son énergie vitale. Votre vie est en jeu. &nbsp;Le premier parce qu’il faut le regarder avec un œil neuf, de débutant voire même d’enfant, pour pouvoir se corriger et grandir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un stage international, Me SAITO Hitohira nous démontra l’importance du rapport entre le corps et l’arme&nbsp; en caricaturant des déplacements inutiles autour d’un jo immobile. Il courait littéralement autour du jo, passant devant et derrière en adoptant des saisies différentes sur l’arme. Mais le Jo conservait une tenue horizontale parfaite sans même osciller. Cela produisit un véritable effet visuel. A la fin de ce moment &nbsp;qui provoqua l’hilarité de bon nombre d’entre nous, nous avons constaté que nous étions bien incapables de produire de tels déplacements du corps avec le Jo. L’esthétisme, la précision de son corps, la maîtrise de l’arme, sans même parler de l’expression théâtrale de la scène nous firent comprendre combien l’arme et le corps ne faisaient qu’un et cela même dans la caricature proposée.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-683x1024.webp" alt="" class="wp-image-240" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-683x1024.webp 683w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-200x300.webp 200w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-768x1152.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-1024x1536.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-1365x2048.webp 1365w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-scaled.webp 1706w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jo-dori et Jo nage – Aiki-Jo et Taijutsu forment une même unité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pratique des techniques de désarmement à mains nues contre un partenaire-adversaire armé d’un Jo (Jo-dori) ou à l’inverse le contrôle avec un Jo d’un pratiquant à mains nues (Jo-nage) apporte une nouvelle dimension à l’étude de l’Aïki-Jo. On recherche plus précisément encore l’application des techniques issues du Taijutsu. La frontière entre la pratique des armes et à mains nues s’atténue au fur et à mesure que les liens apparaissent.  <strong><em>La diversité et la richesse des techniques du Taijutsu et de l’Aïki-Jo s’expriment  clairement dans une même unité</em></strong>. Cette richesse se concrétise par l’adaptation des techniques où les points clés deviennent des points d’entrée et des repères pour l’adaptation du mouvement avec l’arme à la main.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Katas et Kumi-jo – Le rapport à l’autre pour développer l’Awase</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Aiki-Jo, il existe de nombreux katas représentant des séquences de combat où l’on étudie des adaptations spécifiques à des situations données. Le kata 31 et Kata 13 positionnent le pratiquant dans une situation spécifique contre un ou plusieurs adversaires avec des changements de direction. Les 10 Kumi-Jo développent l’application des 20 suburis du Jo et de leur contrôle selon différentes situation. On travaille des situations semi-définies où la réponse n’est pas implicite ni figée. Pour l’étude des bases très strictes sont posées de manière à percevoir les points clés des mouvements et faire comprendre le sens du mouvement et de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On entend souvent dire que l’Aïkido d’Iwama parce que «&nbsp;solide&nbsp;» est plus figée. Il est vrai que l’étude en Kihon (on décompose les mouvements selon les temps du kata pour faciliter la construction de l’apprentissage) constitue un axe important de notre pratique. Mais le Kihon n’est pas une finalité en soi. L’idée est bien de créer l’Awase et l’écoulement du Ki (de l’énergie) nécessaire à la confrontation avec le partenaire-adversaire. Il faut pouvoir réagir dans l’instant et dans n’importe quelle situation. C’est ce qu’exprime la notion de Takemusu Aiki. C’est un aspect fondamental des Koryu comme l’Aïkido traditionnel où l’adaptation d’une réponse à une situation donnée ne peut pas être figée. On étudie certes des bases de mouvements pour forger son corps et &nbsp;répondre à la situation, &nbsp;mais l’étude ne se limite pas à cela.&nbsp; On risque de créer des stéréotypes et d’enfermer le pratiquant dans une réponse unique alors que la notion d’Awase implique de s’adapter en permanence.&nbsp; Me SAITO Hitohira lors de ses cours insiste beaucoup sur cet aspect et propose souvent de nombreuses variations lors de l’étude des kata et Kumi-Jo. A base de projections, contrôles frappes…. C’est aussi l’occasion de faire le lien avec l’origine des techniques de l’Aiki-jo en particulier le Yari (lance) et le Ju-ken (fusil avec baïonnette) que Ô Sensei maîtrisait pleinement et qui inspirent bon nombre de mouvements.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="2500" height="1912" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16.webp" alt="" class="wp-image-242" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16.webp 2500w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16-300x229.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16-1024x783.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16-768x587.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16-1536x1175.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/kumijo6oliviermars16-2048x1566.webp 2048w" sizes="(max-width: 2500px) 100vw, 2500px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Ken Tai Jo – Une expression complète de l’Aïkido</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement dans l’étude de l’Aiki-Jo d’Iwama, les Ken Tai Jo sont considérés comme des formes avancées de la pratique. Les 7 Ken Tai Jo reproduisent des séquences de combat face à un pratiquant armé d’un sabre.&nbsp; Le sens exprimé par ces différents Kata est de pouvoir contrôler son adversaire&nbsp; sans se faire couper le Jo, soit par des contrôles spécifiques ou en évitant le contact avec l’arme adverse. De nombreuses variations sont alors possibles avec le Jo mais aussi avec des applications à mains nues. L’aspect avancé de ces formes correspond au fait que <strong><em>dans l’étude des Ken Tai Jo on trouve une expression complète de la diversité de l’Aïkido puisque Aïki-Jo, Aïki-Ken et Taijutsu se révèlent dans un même temps.</em></strong> Les notions propres à chaque pratique (distances, postures, gardes…) s’harmonisent dans un même espace-temps. La richesse et la «&nbsp;simplicité apparente&nbsp;»de cet art martial traditionnel s’exposent alors clairement aux pratiquants comme aux spectateurs d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut évoquer encore de nombreux aspects sur l’Aïki-Jo et son influence sur la conception de l’Aïkido, mais la richesse de cette pratique ne peut être listée de façon exhaustive.&nbsp;&nbsp; L’étude du Jo ne se limite pas à des aspects uniquement techniques. Le Jo est &nbsp;aussi un formidable outil pédagogique qui facilite la construction d’exercices&nbsp; visant à développer des apprentissages transversaux aussi bien pour les pratiquants débutants qu’avancés.&nbsp; Le vécu de la pratique devient&nbsp; véritablement initiatique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><strong>Article publié dans “Dragon Magazine” en mai 2016</strong></strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-89b4c9e9 wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/articledragonmagjuillet2016.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le magazine</a></div>
</div><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/aiki-jo-corps-et-arme/">Aïki-jo – Corps et arme</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/aiki-jo-corps-et-arme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La martialité &#8211; Une unité de l&#8217;esprit et des énergies</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/la-martialite-une-unite-de-lesprit-et-des-energies/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/la-martialite-une-unite-de-lesprit-et-des-energies/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2020 14:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=228</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le développement de l’Aïkido revêt aujourd’hui une multitude de courants et pratiques qui, si l’on se tient à leur origine commune, possèdent en leur racine une des composantes essentielle du Budo :...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/la-martialite-une-unite-de-lesprit-et-des-energies/">La martialité – Une unité de l’esprit et des énergies</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Le développement de l’Aïkido revêt aujourd’hui une multitude de courants et pratiques qui, si l’on se tient à leur origine commune, possèdent en leur racine une des composantes essentielle du Budo : La martialité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pratique ascétique de Ô sensei Morihei UESHIBA, les valeurs développées, l’impact de la religion Shintoïste et de nombreux autres éléments poussent à considérer l’Aïkido comme un art martial efficace disposant d’un code moral et philosophique visant le dépassement de soi dans un esprit pacifique. C’est cet ensemble qui pousse à considérer l’Aïkido comme un Budo authentique. Dans la pratique de l’Iwama Shin Shin Aïkido, la notion de martialité s’exprime sous différentes formes. Mais c’est principalement les notions d’efficacité martiale, d’engagement personnel et de liens avec la philosophie Shinto que l’on cherche à développer.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong>La martialité dans la relation à l’autre.</strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des interrogations soulevées par l’enseignement technique de l’Aïkido, construire une pratique martiale qui développe des qualités guerrières liées au combat s’organise dans la relation à l’autre. Le partenaire-adversaire, la ou les personnes avec qui l’on s’oppose et qui nous renvoient à notre propre condition de pratiquant sont essentiels. Que cela soit d’un point de vue technique, physique ou mental, la martialité s’exprime dans la relation à l’autre.<br><strong><em>« Vous devez attaquer fermement, mettre votre partenaire sous pression et le pousser à la faute. Si vous ne le faites pas, il n’apprendra rien. Sa pratique ne s’améliora pas. Votre entraînement ne sera qu’un jeu, une chorégraphie »</em></strong> explique SAITO Hitohira sensei dans son enseignement. Il est donc important de considérer le Keiko au sens de ce qui a été réalisé avant pour le dépasser. Ce qui concerne tout le monde, du débutant à l’enseignant. Chacun construit son cheminement et se mesure à lui-même selon son « niveau » de pratique et au travers de la relation à l’autre sur et en dehors du tatamis. « Mettre sous pression son partenaire » ne signifie pas le bloquer inutilement, ni lui faire mal, cela signifie plutôt le pousser à se dépasser, exploiter ses erreurs, ses hésitations pour lui montrer qu’à cet instant « il risque sa vie et présente une ouverture exploitable martialement ». C’est aussi un formidable outil de lecture et de compréhension de l’autre et de nos propres défauts et axes de progression.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-230" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-1024x682.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-300x200.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-768x512.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-1536x1024.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7823-2048x1365.webp 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Le Keiko n’est pas juste un entraînement, c’est une question de vie ou de mort. Dans le Budo la règle est simple, si vous êtes immobilisé par une saisie et que vous n’arrivez pas à vous en défaire, vous êtes mort»</em></strong>, exprime aussi SAITO Hitohira sensei. La 1ère base du Budo consiste à être naturellement capable de se défaire de son adversaire. A cette différence et difficulté qu’en Aïkido on ne cherche pas à détruire l’autre mais à le contrôler, le dissuader de l’inutilité de son agression. Ce qui n’est pas une mince affaire lorsque l’on place cela dans une réelle situation de combat, sans tatamis pour amortir une chute éventuelle ni conventions d’engagement… Cette notion de vie ou de mort dans le keiko fait le lien avec l’attitude guerrière de l’art martial dont l’une des idées première était de survivre sur le champ de bataille. Il s’agit bien d’un moyen d’affûter en même temps esprit et techniques. Ceci dans l’objectif de nous élever, de polir son attitude. Aller sur le tatamis sans conserver cela à l’esprit fait perdre des notions primordiales du Budo. Le pratiquant doit bel et bien s’adapter et faire face aux intentions de son partenaire tout en lui imposant distance, mouvements et une véritable présence qui ne s’enferme pas dans une routine entendue.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-231" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-1024x682.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-300x200.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-768x512.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-1536x1024.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_8049-2048x1365.webp 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>L’engagement personnel et la recherche d’une unité</strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’entraînement est bien entendu un contexte particulier de pratique. S’il est sécurisé par rapport à son contexte de réalisation (un lieu identifié, une étude dirigée par l’enseignant,…), son essence doit extraire le pratiquant d’un contexte fermé, dénué d’incertitudes où les élèves connaissent clairement ce qui va se produire. Ce qui édulcore clairement la notion d’efficacité martiale. S’ajoute à cela, la difficulté de construire un enseignement qui intègre des notions essentielles de distances, respiration, timing, attitude mentale, force, vitesse, angles et perspectives sans compétition ni système de valorisation autre que le travail sur soi. L’Aïkido n’est définitivement pas un sport et n’offre que peu de récompenses extrinsèques. Les motivations qui poussent à poursuivre son étude avec intensité, dans une direction donnée et avec régularité son propres à chacun. Les instructions données par l’enseignant sont limitées et positionnée dans un cadre particulier à un moment précis. L’attitude martiale nécessite d’aller audelà et de construire sa propre pratique en dehors du cadre exclusif du Keiko. L’acquisition de compétences passe par une pratique régulière et un engagement personnel qui fluctuent au grès des disponibilités, du contexte personnel et autres aléas. La recherche martiale pose des questions et l’on peut même s’interroger sur la nécessité de pratiquer certaines techniques. L’étude des armes est-elle encore nécessaire aujourd’hui dans la recherche d’efficacité. Devoir mener en 2018 un combat réel contre un adversaire armé d’un sabre est plutôt rare… La recherche technique est une étape dans la construction du Budoka, mais n’est pas une finalité en soi. Dépasser la technique, s’émanciper pour se situer au centre des choses sans se bloquer dans une réalisation technique apparaissent comme essentiels. C’est cette recherche d’unité, qui permet de ne pas s’enfermer dans une situation conflictuelle et qui ouvre le champ des possibles que nous recherchons. Aïki-ken , Aïki-jo, Taijutsu et applications multiples contre un ou plusieurs adversaires suivent les mêmes principes et sont indissociables. Dans le Budo, il ne s’agit pas uniquement de montrer ce que l’on sait faire techniquement, mais de souligner les aspects de notre pratique, les éléments clés qui constituent les fondements de ce que l’on développe. C’est cette recherche d’unité dans son engagement personnel sur et en dehors du tatamis qui est recherché. Unifier ces ensembles est complexe et marque très clairement la frontière entre la pratique sportive et l’art martial.</p>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong>L’impact de la religion Shinto dans l’expression de la martialité</strong></strong></strong></strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de l’Iwama Shin Shin Aïki Shuren Kai, la religion Shinto est très présente dans le quotidien. Me SAITO Hitohira étudie et adresse quotidiennement des Norito (Prières Shinto) avant le début de chaque keiko. Prières et méditations sont pratiquées collectivement de manière à accéder à une préparation mentale permettant de marquer le respect de nos prédécesseurs. Au-delà des croyances religieuses qui sont propres à chacun, l’impact de la religion Shinto peut-être considérée comme une recherche personnelle de dépassement de soi. Cela se traduit principalement dans la religion Shinto par le fait que : « Le koshinto (Le shinto originel des temps anciens 古神道) encourage chacun à s’entraîner mentalement et spirituellement, de manière individuelle, afin d’améliorer son propre caractère. Dans le shinto, il est important pour chacun d’expérimenter et ressentir par lui-même, et non d’utiliser le langage pour contraindre les autres à croire d’une autre façon » explique Motohisa Yamakage. (Shinto Sagesse et pratique, édition Sully 2012).<br>Cette démarche entre en complète résonnance avec la philosophie propre au Budo. L’idée est bien d’expérimenter, de façonner son attitude, de polir son esprit dans un but d’accomplissement, d’amélioration de soi, « de purification ». On trouve d’ailleurs cette notion de purification dans le Misogi (Misogi (禊) : fait référence à l’action de se baigner dans l’eau et est associé d’un point de vue religieux à l’ idée de purifier son corps et son âme) .</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Iwama, le berceau originel de L’Aïkido, cette dimension est très importante. On retrouve d’ailleurs dans les différentes religions des pratiques purificatrices similaires qui visent à « améliorer » le corps, le cœur et l’esprit d’un individu. Ô sensei Morihei UESHIBA défini son Budo comme « un misogi », une méthode pour nettoyer son corps et son esprit. C’est ce que reprend fidèlement SAITO Hitohira sensei dans son enseignement. Cette continuelle recherche d’amélioration d’enlever l’inutile pour aller à l’essentiel, se retrouve dans la pratique de l’Aïkido. Eveil de l’âme, respiration, esprit unifié, une attitude libre, sont autant de principes issus du Shintoïsme que l’on retrouve dans un Budo authentique. Les fondements de l’Aïkido sont présents dans chaque élément de la pratique et leur expression est multiple. C’est cette richesse de l’art martial, son unité dans la construction de soi que nous recherchons.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="675" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/misogiavril15iwama.webp" alt="" class="wp-image-233" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/misogiavril15iwama.webp 900w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/misogiavril15iwama-300x225.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/misogiavril15iwama-768x576.webp 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><strong>Article publié dans “Dragon Magazine” de juillet 2018</strong></strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-89b4c9e9 wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/ArticleDragonmagjuillet2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le magazine</a></div>
</div><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/la-martialite-une-unite-de-lesprit-et-des-energies/">La martialité – Une unité de l’esprit et des énergies</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/la-martialite-une-unite-de-lesprit-et-des-energies/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Intégrer un Dojo traditionnel au Japon</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/integrer-un-dojo-traditionnel-au-japon/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/integrer-un-dojo-traditionnel-au-japon/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 13:59:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=255</guid>

					<description><![CDATA[<p>J’entends souvent des personnes me demander s’ils peuvent se rendre à Iwama pour pratiquer ou assister aux cours de Me SAITO pendant une période plus ou moins longue. Devenir élève au sein...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/integrer-un-dojo-traditionnel-au-japon/">Intégrer un Dojo traditionnel au Japon</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">J’entends souvent des personnes me demander s’ils peuvent se rendre à Iwama pour pratiquer ou assister aux cours de Me SAITO pendant une période plus ou moins longue. Devenir élève au sein de l’Iwama Shin Shin Aiki Shuren Kai s’organise autour d’une tradition liée à l’enseignement des Koryus traditionnels.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>PRATIQUER AU DOJO DE SAITO HITOHIRA SENSEI</strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pouvoir assister aux cours, il y a principalement deux options.<br>&#8211; Vous résidez au Japon dans la région d’Iwama (province d’Ibaraki) et souhaitez devenir soto-deshi&nbsp;(élève externe).C’est-à-dire que vous demandez à participer régulièrement aux cours et vous engagez pour une présence significative. Vous pourrez pratiquer chaque soir de la semaine ainsi que le week-end au sein du dojo.<br>&#8211; Vous séjournez au Japon pour une période plus courte (quelques semaines ou plusieurs mois) et souhaitez intégrer le dojo comme ushi-deshi (élève interne), ce qui signifie vivre au sein même du dojo auprès de Me SAITO et sa famille. Votre pratique sera positionnée le matin pour les cours d’armes et le soir pour le travail à mains nues. Le statut d’ushi-deshi est spécifique, je développerai dans un prochain article les aspects liés à ce statut particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit votre statut au sein du Dojo (ushi/soto – deshi), pour pratiquer, vous devez être recommandé ou parrainé par un sempai ou un enseignant de l’Iwama Shin Shin Aiki Shuren Kai auprès de SAITO sensei. Cette tradition liée à l’enseignement des Koryu demeure encore aujourd’hui à Iwama. Dans le cadre de cette tradition cela signifie aussi que votre comportement, attitude, façon de vous entraîner, engagent la responsabilité morale de la personne qui vous a introduit au sein du Dojo. Ainsi au travers de vos actes, sur et en dehors du tatamis, vous montrez comment vous avez été  formé à la pratique martiale bien sûr mais aussi vis-à-vis de l’étiquette et de la culture japonaise.<br>Si vous êtes débutant, pas de soucis,  il vous faudra tout d’abord observer quelques séances avant de pratiquer et un sempai sera chargé de vous guider dès vos 1er cours.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>L’ETIQUETTE</strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans bon nombre de dojos traditionnels, l’histoire du lieu, la culture liée à l’art martial influencent les règles de vie et les comportements. En particulier à Iwama où Ô Sensei a laissé une très forte empreinte que l’on perçoit encore aujourd’hui. Si certaines règles peuvent être affichées, de nombreuses choses se transmettent par l’observation et les remarques ou conseils des sempais du Dojo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong><em>L’entrée dans le  Dojo</em></strong> : Avant d’entrer dans le dojo, on retire ses chaussures et on les place soit au pied des marches et de la coursive en bois qui longe le dojo, soit dans une étagère prévue à cet effet. Les pieds nus ou en chaussette ne touchant pas directement le sol.  Concernant vos chaussures,  tournez les pointes de vos chaussures vers l’extérieur (comme si vous sortiez du Dojo) et placez-les l’une à côté de l’autre, vous devez pouvoir les mettre en peu de temps… Cela fait référence au fait que vous devez pouvoir sortir en cas de danger à toute vitesse du Dojo et enfiler vos chaussures le plus vite possible pour faire face au danger… Votre attitude de Budoka doit donc s’étendre jusqu’au moindre détail.<br>&#8211; A votre entrée dans le dojo, un salut simple en direction du Kamidama ponctué d’un « konnichiwa » (le matin) ou « konbanwa » le soir sont nécessaires. Si l’on entre en petit groupe (3/4 personnes en même temps) il est important de coordonner le salut ainsi que le « bonjour ».<br>&#8211; En retour vous recevrez un konnichiwa simultané de l’ensemble des personnes présentes dans le Dojo.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1700" height="819" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3.webp" alt="" class="wp-image-259" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3.webp 1700w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3-300x145.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3-1024x493.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3-768x370.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenkandojoweb3-1536x740.webp 1536w" sizes="(max-width: 1700px) 100vw, 1700px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vestiaire</strong> <br>Ce dernier est plutôt petit par rapport à nos habitudes françaises, tant et si bien qu’il ne faut pas y rester pendant 20mn à discuter du dernier Nikyo qui vous avez « réussi »… Il faut laisser la place et surtout ne pas encombrer l’espace de ses affaires pour permettre aux autres pratiquants de se changer aussi rapidement. La porte du vestiaire donne directement sur le tatamis, seule une porte coulissante en bois et papier les séparent. On vous entend donc très bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Keiko (cours)</strong><br>Les uchi-deshi ont pour rôle de préparer le lieu à la pratique et nettoient donc le dojo avant et après la pratique.<br>En terme d’attitude, il faut être prêt à l’arrivée de l’enseignant. Si bien que la plupart des élèves sont présents 20mn avant le début des cours et procèdent à leur échauffement personnel par des suburis, des assouplissements, ou autre… Là aussi la notion de vigilance est importante, l’heure du début de cours est une indication, il se peut que l’on commence plus tôt ou plus tard donc vous devez être prêt avant. Il arrive de façon fréquente que SAITO sensei arrive en avance et apporte des objets pour orner le kamidama, donc il vaut mieux être en avance.<br>Comme dans tout dojo chacun occupe une place « définie » pour le salut. Par courtoisie les « visiteurs » ou personnes qui pratiquent lors d’un cours séjour, se placent en retrait. Le nombre de pratiquants pouvant vite être important, différentes lignes se positionnent pour le salut. Outre le fait que les élèves les plus gradés se positionnent à droite de la ligne et de façon décroissante, la 1ère ligne est composée des sempais qui résident sur place et viennent régulièrement depuis de nombreuses années au Dojo. Suivent ensuite les ushi-deshi et pratiquants moins gradés.<br>Les grades n’étant pas affichés sur les visages des pratiquants, il faut observer comment se comportent les habitués et rester humble sur votre place dans l’alignement. Souvent on vous fera discrètement un petit signe pour vous dire de vous replacer dans l’alignement si nécessaire.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>PRIERE SHINTO ET KAESHI-WAKE</strong> </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Me SAITO pratique la religion Shinto de façon très assidue, il est très attaché au respect des anciens et récite au début de chaque cours un ou plusieurs norito en direction d’Ô Sensei et de son père SAITO Morihiro sensei. L’ensemble des pratiquants est alors en seiza tête baissée comme pour le salut. Cela ne dure que quelques minutes et au-delà de l’aspect religieux qui est propre à chacun, ce moment vous plonge dans une atmosphère particulière et toute japonaise qui est propre à un Dojo traditionnel.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ENTRAINEMENT</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le matin</em></strong> : La pratique matinale débute par une séance de méditation qui fait suite aux prières Shinto. Les entraînements du matin sont consacrés à l’étude des armes (Bukiwaza) et s’effectuent dans une clairière attenante au Dojo. Après le salut, l’ensemble des pratiquants se dépêche pour revêtir ses chaussures (d’où l’intérêt de les avoir mis dans le bon sens…) et l’on trottine doucement, armes à la main, vers la clairière pour arriver avant Sensei. La météo n’influe que très peu la pratique extérieure, seule une pluie battante vous fera rester au Dojo et l’entraînement sera adapté aux circonstances. La neige et le froid ne sont pas des freins à la pratique extérieure, bien sûr dans de tels cas, le port d’un vêtement chaud sous le kimono est autorisé. Il n’est pas rare que SAITO Hitohira Sensei allume un brasero lors de la pratique extérieur s’il fait trop froid. L’ensemble des pratiquants pouvant pratiquer autour de celui-ci. Atmosphère garantie&#8230;<br><strong><em>Le soir</em></strong> : La pratique est dédiée aux techniques à mains nues dans le Dojo.<br><strong><em>Kiai </em></strong>: Le Kiai fait partie intégrante des entraînements, ceci afin de libérer l’énergie et de positionner votre respiration sur les différents mouvements effectués. A sein du Dojo il n’y a pas de pratique sans Kiai, que cela soit à mains nues ou avec armes.<br>Les entraînement sont sincères et intensifs. Quel que soit votre niveau l’exigence est située sur votre engagement dans la pratique et votre volonté d’apprendre et de corriger ou intégrer les apprentissages proposés.<br>Si l’on vous corrige, inutile de vous excuser. Il faut simplement remercier Sensei ou la personne. On ne discute pas pendant la pratique, les échangent passent principalement par le corps et le fait que vos partenaires ou vous-même guidez l’autre dans la réalisation de son mouvement s’il éprouve des difficultés. A ce titre, il est rare que l’on change de partenaire pendant un cours, ce qui diffère des habitudes que l’on a lors de stages par exemple.<br>A ce titre, les partenaires d’entraînement se choisissent souvent avant le début du cours. A la fin du salut du début du cours, les sempais se voient généralement assaillis de pratiquants qui veulent les inviter à travailler ensemble.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="783" height="1024" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/kiaiaffiche-783x1024.webp" alt="" class="wp-image-257" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/kiaiaffiche-783x1024.webp 783w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/kiaiaffiche-230x300.webp 230w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/kiaiaffiche-768x1004.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/kiaiaffiche.webp 1071w" sizes="(max-width: 783px) 100vw, 783px" /></figure>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jyu Keiko &#8211; L’entraînement libre</em></strong> : Chaque séance de pratique dure environ 1h00 et peut être plus longue selon l’apprentissage du moment. A l’issue , un entraînement libre est effectué par la quasi-totalité des pratiquants. Seules les personnes ayant des obligations importantes quittent le tatamis après son nettoyage. Au cours de cet entraînement libre on retravaille ce qui a été abordé et l’on essaye d’intégrer les corrections apportées par Sensei. Les sempais jouent un rôle très important de conseil et viennent volontiers pratiquer avec vous si vous leur demandez et vous indiquent le sens des corrections apportées. C’est un moment important où l’on peut discuter de la pratique du jour et aussi revoir d’autres techniques notamment si l’on prépare le passage d’un grade.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1600" height="1018" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt.webp" alt="" class="wp-image-258" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt.webp 1600w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt-300x191.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt-1024x652.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt-768x489.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/tanrenuchioeberhardt-1536x977.webp 1536w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">De manière générale, on trouve accroché au mur du Dojo <strong><em>un extrait du manuel Budo écrit par Ô sensei en 1938 et traduit en anglais</em></strong>. Il détermine en quelques mots l’attitude à avoir pendant la pratique.<br>1- L’Aïkido peut déterminer la vie ou la mort d’un seul souffle, c’est pourquoi il faut respecter les directions de l’apprentissage de l’enseignant et ne pas s’engager dans une opposition de force.<br>2- L’Aïkido est la voie ou une personne est équivalente à  des milliers. C’est pourquoi lors de l’entraînement il ne faut pas seulement faire face à ce qui passe devant soi mais aussi garder conscience des 4 et 8 directions.<br>3- L’entraînement doit être réalisé d’une façon agréable.<br>4- L’enseignant ne peut transmettre qu’une partie de l’apprentissage. Pour être capable d’utiliser une technique, on doit l’apprendre par sa propre expérience d’un entraînement sincère et incessant. C’est seulement à partir de ce moment que l’on commencera à intégrer les mouvements avec son propre corps. Il n’est pas à propos de chercher à intégrer plusieurs techniques en même temps. Pour maîtriser une technique, il faut la réaliser par étape et pour ce qu’elle est.<br>5- L’entraînement quotidien débute avec Tai no henko. On augmente graduellement l’intensité. Le pratiquant doit faire attention à ne pas surmener son corps. Même une personne plus âgée ne devrait pas se blesser. Continuer à vous entraîner de façon agréable et faîtes votre possible pour atteindre les objectifs de l’entraînement.<br>6- L’Aïkido forme le corps et l’esprit. Son objet est de former des personnes sincères. Du fait que chaque technique soit secrète, elles ne doivent être révélées sans discernement au public. Un mauvais usage de techniques, par qui que ce soit, doit être évité.<br><br><strong><em>Shoji – le nettoyage du Dojo :</em></strong> On retrouve là aussi une véritable tradition japonaise qui ne concerne pas seulement la vie des Dojos puisque ce principe s’applique dans les écoles, les entreprises, etc… L’entretien du lieu de pratique et son nettoyage font partis intégrante de la pratique. Avant chaque entraînement on nettoie le Dojo et son espace de manière à le préparer et se préparer pour la pratique. A la fin du cours on le nettoie pour le laisser propre pour les autres et par respect pour le lieu. Cela se traduit par une véritable organisation des espaces à nettoyer et de comment les nettoyer. Sachez qu’il existe de nombreux outils spécifiques, chiffons pour le kamidama, les murs, etc… Là aussi, l’observation est de rigueur. Il s’agit en plus d’un excellent moyen d’intégration, prenez part au nettoyage du dojo et suivez une personne habituée. Elle vous guidera avec plaisir et saura apprécié votre démarche d’élève au sein du Dojo.<br><br>Il est complexe d’aborder l’ensemble des éléments qui constituent la vie d’un Dojo au Japon. Intégrer un tel ensemble se révèle peu compliqué si l’on accepte une certaine humilité et que l’on est motivé par un véritable projet d’apprentissage. Les pratiquants du Dojo sauront très vite l’apprécié et vous guideront avec plaisir et sincérité dans votre démarche. Vous constituerez de véritables liens et relations qui sont bien une des preuves que l’Aïkido unit les gens.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><strong>Texte : Olivier Eberhardt</strong></strong></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/integrer-un-dojo-traditionnel-au-japon/">Intégrer un Dojo traditionnel au Japon</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/integrer-un-dojo-traditionnel-au-japon/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Uchi-deshi d&#8217;aujourd&#8217;hui</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/uchi-deshi-daujourdhui/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/uchi-deshi-daujourdhui/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 13:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=245</guid>

					<description><![CDATA[<p>On me demande régulièrement comment se déroule la vie d’un uchi-deshi au Japon, qu’est-ce qui différencie notre pratique régulière et celle d’un élève interne d’un Dojo Japonais ? A quoi doit-on s’attendre et...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/uchi-deshi-daujourdhui/">Uchi-deshi d’aujourd’hui</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On me demande régulièrement comment se déroule la vie d’un uchi-deshi au Japon, qu’est-ce qui différencie notre pratique régulière et celle d’un élève interne d’un Dojo Japonais ? A quoi doit-on s’attendre et quel intérêt cela représente dans le parcours d’un Budoka ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai intégré le Dojo d’Iwama en novembre 1994 sous l’égide de SAITO Morihiro sensei, pour un premier séjour de trois mois qui a orienté et transformé ma vie, mes choix personnels et professionnels. Depuis cette époque je n’ai cessé de m’y rendre et y séjourne maintenant chaque année auprès de SAITO Hitohira sensei comme uchi-deshi. Chacun de ces séjours construit un parcours d’élève-enseignant d’Aïkido et demeure un élément essentiel de la construction de l’enseignement que l’on cherche à développer.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>LA NOTION D’UCHI-DESHI</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le terme <strong>uchi-deshi / 内弟子</strong> (élève à demeure) est un terme utilisé au Japon dans la plus pure des traditions martiales. Il désigne les étudiants/pratiquants qui vivent quotidiennement auprès du maître. Cela signifie vivre au service du maître, partager le quotidien mais aussi recevoir un enseignement à tout instant et dans toutes circonstances (sur et en dehors du tatamis). La transmission se construit dès lors de façon continue, vous ne venez pas juste vous entraîner sur une ou deux heures. Du réveil au coucher (et l’on pourrait dire aussi dans vos rêves…) vous vous imprégnez, nourrissez de l’Aïkido au travers des situations et de l’enseignement de SAITO Hitohira sensei. Cette tradition d’élève à demeure, perdure à Iwama depuis l’époque d’Ô sensei, le fondateur de l’Aïkido. Régulièrement, des élèves du monde entier viennent se former et intègrent le dojo pour des périodes plus ou moins longues et vivent une immersion complète à la source de l’Aïkido.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ce statut d’uchi-deshi  est construit parallèlement au statut de <strong>soto deshi /外弟子</strong> (élève externe) qui détermine les pratiquants venant suivre l’enseignement à des moments précis (aux heures des cours par exemple) et qui sont extérieurs au Dojo car ne vivant pas à demeure. C’est actuellement la pratique la plus répandue dans le monde. Les pratiquants se rendent dojo pour y pratiquer les arts martiaux de façon ponctuelle (matin, midi, soir…) ne serait-ce de part la disponibilité et les obligations de chacun (vie de famille, obligations professionnelles, etc…).</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-683x1024.webp" alt="" class="wp-image-240" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-683x1024.webp 683w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-200x300.webp 200w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-768x1152.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-1024x1536.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-1365x2048.webp 1365w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/jonokamaeoliviermars16-scaled.webp 1706w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Etre uchi-deshi consiste bien à assister au quotidien son maître. Cette proximité dans le temps et dans l’espace fait naître une transmission et des relations particulières entre l’enseignant et l’enseigné. <strong><em>Cet enseignement basé sur la relation et les rapports maître-élèves, touche aussi bien les aspects techniques que la conception du budo pratiqué et le sens que l’on souhaite lui donner. C’est ce que vécu à son époque SAITO Morihiro sensei auprès de Ô sensei Morihei Ueshiba pendant plus de 20 ans et qui est aujourd’hui transmis par SAITO Hitohira sensei à Iwama.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui peu de personnes séjournent à demeure pendant des années. Cependant l’on peut effectuer des séjours de quelques semaines à quelques mois qui permettent déjà de construire sa pratique et de retourner chez soi, les valises remplies de sensations, d’éléments à affiner, de souvenirs et de profondes amitiés.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>LE CONTEXTE D’IWAMA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Iwama est une ville qui se situe à une centaine de kilomètres au nord-est de Tokyo (Province d’Ibaraki). Ce fut le lieu de résidence d’Ô sensei Morihei UESHIBA de 1942 à sa mort en 1969. Cette ville est reconnue aujourd’hui dans le monde entier comme le berceau originel de l’Aïkido. Vous vous retrouvez  immergé dans un lieu où dans un périmètre restreint se succèdent l’Aïki-jinja (temple mondial de l’Aïkido), le Dojo d’origine de Morihei UESHIBA, le siège de l’Iwama Shin Shin Aïki Shuren Kai, le Tanrenkan Dojo de Maître SAITO. Dans ce lieu chargé d’histoire, d’anecdotes et de rencontres entre pratiquants d’Aïkido du monde entier, les énergies consacrées à la pratique de l’Aïkido y trouvent une place prépondérante.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1750" height="1126" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1.webp" alt="" class="wp-image-72" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1.webp 1750w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-300x193.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-1024x659.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-768x494.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/aikijinjaweb1-1536x988.webp 1536w" sizes="(max-width: 1750px) 100vw, 1750px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ô sensei façonna ce lieu pour y développer sa pratique martiale mais aussi religieuse, il transmit son art à de nombreux élèves qui devinrent d’éminents enseignants. Cette empreinte demeure et on ne peut s’empêcher d’y penser, de le ressentir lorsqu’on aborde ces lieux. L’humilité est probablement le premier sentiment qui nous touche à notre arrivée. Cet ensemble vivant, où SAITO Hitohira sensei demeure le témoin direct de son évolution depuis sa jeunesse auprès d’Ô sensei, respire l’Aïkido.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>UNE JOURNEE D’UCHI-DESHI</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Outre l’environnement, le contexte de la vie d’uchi-deshi vous extirpe de votre quotidien habituel. Lorsque vous intégrez un tel séjour, votre quotidien habituel se fige pour un temps. Votre attention, vos préoccupations, vos pensées s’orientent vers votre pratique et le sens que vous cherchez à lui donner. La journée est rythmée par les entrainements. Traditionnellement le réveil s’effectue à l’aube (5h du matin, ce qui peut varier selon les saisons) et déjà s’organise de façon collective l’entretien des parties communes et du dojo.</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="721" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1-1024x721.webp" alt="" class="wp-image-249" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1-1024x721.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1-300x211.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1-768x541.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1-1536x1081.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/shojiextdojoweb1.webp 1750w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le dojo Geiko constitue une préparation du corps et de l’esprit à l’entraînement en s’occupant de l’entretien et de l’hygiène du lieu que l’on partage. Respecter les lieux, les entretenir et y prêter attention, constituent les premières étapes de l’apprentissage. Ou situer les objets placés dans le kamidana, comment préparer le dojo avant la venue de sensei sont autant d’éléments que se transmettent les uchi-deshi se relayant lors des séjours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entraînement du matin est consacré à l’étude des armes et se réalise en extérieur. Sensei débute la pratique matinale par la récitation de Norito dans le dojo. S’ensuit une période de méditation avant la pratique dans une clairière située en proximité du Dojo. Suburis, Kiaï et travail de kumi-tachi (kata de l’Aïki-ken) ou de Kumi-jo (kata de l’Aïki-jo) résonnent dans la clairière ou se mêle le chant des oiseaux. Chacun cherche à analyser, dépasser les mouvements et sensations perçues pour que corps et l’arme ne fassent qu’un. Sensei pose un regard attentif à l’attention et l’engagement porté par chacun. La seconde partie de l’entraînement est consacrée au jyu keiko (l’entrainement libre et personnel). Chacun reprend les éléments abordés, les sempais présents prodiguent des conseils et poursuivent aussi leur pratique. Personne ne quitte les lieux, et pendant près de 45mn un entraînement individuel s’organise collectivement.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Shoshin&nbsp;(</em></strong><a href="https://en.wiktionary.org/wiki/%E5%88%9D%E5%BF%83"><strong><em>初心</em></strong></a><strong><em>) &#8211; Une âme de débutant</em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est effectivement l’état d’esprit que l’on adopte en ces instants et lors des enseignements prodigués. Peu importe votre niveau, votre parcours, c’est avec modestie, humilité et un certain sens du « devoir bien faire » que vous avancez. Etre uchi-deshi c’est accepter de redécouvrir sa pratique et d’aller puiser au fond de soi les ressources nécessaires à une pratique intensive et continue qui imprègnent chaque instant de la journée. Il faut percevoir d’un œil nouveau (de débutant qui découvre) chaque mouvement et instants partagés pour en extraire sa richesse et chercher à l’acquérir.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1800" height="802" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1.webp" alt="" class="wp-image-250" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1.webp 1800w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1-300x134.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1-1024x456.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1-768x342.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/uchideshiarmesexterweb1-1536x684.webp 1536w" sizes="(max-width: 1800px) 100vw, 1800px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">La matinée se poursuit par un copieux petit déjeuner, l’appétit est ouvert par ses premiers entraînements matinaux. Les échanges autour des techniques abordées et le sens donné à l’entraînement agrémentent la fin de la matinée. Bon nombre d’entre nous prenons des notes et réfléchissons aux références abordées et à leur application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le début d’après-midi est souvent consacré à un temps libre ou chacun vaque à ses occupations. Repos, visite des lieux environnant le dojo, étude du japonais, misogi, chacun profite de ces instants pour récupérer. Vous vous retrouvez avec d’autres élèves et devenez membre d’une seule famille vivant sous un même toit, préparant et partageant les repas ensembles, dormant sur le tatamis dans la même pièce. Cette équité dans la pratique et votre quotidien développe entre les uchi-deshi venus du monde entier une forte relation et tisse de profonds liens d’amitiés entre tous. La pratique traverse les barrières de la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est là aussi un vecteur de paix comme le prône Ô sensei dans sa conception philosophique de l’Aïkido. Vous devenez membre d’une famille où chacun vous reconnaît.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde partie de l’après-midi est consacrée à la préparation des cours du soir. Vers 17h, le&nbsp; cortège des uchi-deshi se prépare, s’équipe et se dirige vers le dojo pour le préparer en vue des entraînements à venir. Les soirées sont consacrées à l’étude des techniques à mains nues. Une fois nettoyé et préparé le Dojo accueille les soto-deshi venus pour s’entraîner. C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec des pratiquants chevronnés qui vivent à proximité d’Iwama.<br>L’échauffement est réalisé par chacun avant le début des cours. Il faut être prêt, et la vigilance de chacun s’accroit au fur et à mesure de sa préparation. Le keiko débute traditionnellement par 2 techniques qui reflètent de nombreux points essentiels de l’Aïkido d’Iwama&nbsp;: Katate dori tai no henka et morotte dori kokyu ho. Les Kiaï se succèdent, les saisies sont fermes et franches, le rythme s’accentue.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Zanshin (残心) – L’état de vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conserver un état tant physique que mental permettant de faire face, de ne pas laisser d’ouverture. C’est l’état d’esprit qui doit demeurer, sur et en dehors du tatamis. Cela apparaît clairement dans l’investissement que demande SAITO sensei lors de la pratique. Il faut sans relâche penser à se placer, se déplacer comme si l’on est entouré de plusieurs partenaires et ne pas abaisser son seuil de vigilance lorsque l’on termine un suburi, une projection, une immobilisation. Cela se traduit aussi en dehors de la pratique, lorsqu’on côtoie sensei dans les tâches quotidiennes telles que la préparation de repas. Chaque chose à sa place, on doit prêter attention à tous les éléments de la préparation, leur disposition, l’ordre des ingrédients. SAITO sensei étant aussi chef cuisinier de formation, il est très attaché à ces détails lorsqu’il prépare et partage le repas avec les uchi-deshi.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="787" height="1024" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1-787x1024.webp" alt="" class="wp-image-247" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1-787x1024.webp 787w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1-231x300.webp 231w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1-768x999.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1-1181x1536.webp 1181w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/04/cosmologieaikidoweb1.webp 1230w" sizes="(max-width: 787px) 100vw, 787px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Un des souvenirs que je conserve sur cet état de vigilance lors d’un de mes séjours est la sortie de ma douche… Vidé par un entraînement intensif et une journée de travail,  j’ai donc pu prendre une douche réparatrice en fin de journée. Dans les espaces de vie où l’on se déplace en zooris,  il est d’usage de les laisser devant la porte de la douche avant d’y pénétrer. A peine avais-je débuté que j’entendis un « zooris damné », signifiant une erreur de ma part vis-à-vis de mes tongues japonaises. Celle-ci n’étaient pas orientées dans le sens adéquat pour une sortie rapide de la douche. Leur positionnement devant la porte ne permettait pas de les enfiler directement en cas d’urgence, de réagir rapidement et de faire face sans perdre de temps. Depuis cette époque j’avoue que je suis très attentif à la façon dont mes élèves retirent et disposent leurs chaussures à l’entrée d’un dojo et placent leur zooris sur les bords des tatamis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette vigilance permanente sur et en dehors du tatamis permet véritablement de construire et renforcer une certaine acuité dans l’étude votre art martial.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Etre uchi-deshi, c’est aussi être le témoin d’une période de recherche de son maître, d’un moment de sa vie. Nous partageons souvent des discussions avec sensei lors de repas ou pendant la réalisation de travaux au Dojo. Ce sont toujours des moments privilégiés, des instants de vie partagés qui demeurent ancrés dans votre mémoire et font écho lorsque vous vous trouvez dans des moments de doutes ou de questionnement. Il est difficile d’expliquer et de qualifier tout ce qui se passe lorsqu’on partage ces moments. La relation enseignant-enseigné c’est certain, se trouve renforcée et dépasse largement le cadre de la pratique. Je compare cela souvent à la notion d’unité que l’on trouve en Aïkido. Oui, lors de ses moments tout semble unifié, naturel et un profond sentiment de quiétude s’installe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de chaque séjour SAITO Sensei s’attache à mettre l’accent sur des aspects spécifiques de la pratique, ce qui donne une véritable couleur au séjour. Et l’on sait qu’à notre prochain séjour des choses auront évolué, que les lieux se seront quelque peu modifiés. C’est un peu comme lorsque l’on retourne dans sa famille après une longue période d’absence, les choses, les lieux semblent identiques mais certains détails ont évolué. Et l’on redécouvre cet ensemble avec un œil nouveau. C’est cet ensemble complexe et simple à la fois qui permet de se construire que l’on vient chercher lorsqu’on intègre un séjour uchi-deshi. Dépasser ses ressources mentales et physiques, pour bâtir les fondations de sa pratique et de sa relation aux autres.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><strong>« L’Aïkido est l’art de la connaissance de soi ».<br>« C’est au travers de la dévotion de votre propre pratique que les mystères de l’Aïkido sont rendus vivants ». Paroles d’Ô sensei.</strong></strong></p><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/uchi-deshi-daujourdhui/">Uchi-deshi d’aujourd’hui</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/uchi-deshi-daujourdhui/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les saisies: Rencontrer l&#8217;autre pour mieux se connaître</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/les-saisies-rencontrer-lautre-pour-mieux-se-connaitre/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/les-saisies-rencontrer-lautre-pour-mieux-se-connaitre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 14:18:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=274</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si elles constituent une partie importante de la pratique, les saisies sont avant tout un outil pédagogique qui permet de donner du sens dans le développement d’un apprentissage martial. Leur intégration dans...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/les-saisies-rencontrer-lautre-pour-mieux-se-connaitre/">Les saisies: Rencontrer l’autre pour mieux se connaître</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Si elles constituent une partie importante de la pratique, les saisies sont avant tout un outil pédagogique qui permet de donner du sens dans le développement d’un apprentissage martial. Leur intégration dans les composantes techniques constitue un premier lien qui structure les échanges entre les pratiquants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saisir ou se faire saisir, c’est indiquer ses intentions, dévoiler l’état d’esprit qui colore sa pratique. De l’utilisation des armes aux torsions et projections, les saisies sont le point d’appui de la construction de l’identité martiale de l’Aïkidoka. L’organisation pratique et pédagogique de l’Aïkido laisse une part importante aux saisies, à la façon de les utiliser de se sortir de…. C’est au travers des saisies qu’apparaissent différentes notions et que se crée et se construit la relation entre les partenaires. Mais plus largement c’est aussi la place qu’on leur accorde dans la construction d’un parcours de budoka qui demeure importante.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Apprendre à saisir, c’est rencontrer l’autre pour mieux se connaître.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’on soi débutant ou expérimenté, le premier contact développé par une saisie mobilise vos ressources motrices, cognitives et affectives. On ressent l’autre. Il nous livre une partie de ses intentions ce qui oriente les échanges développés et construit une réalité qui évolue. Les mouvements, les déplacements et l’intensité que l’on délivre sur une saisie vont contraindre le partenaire. Cette réalité implique une analyse personnelle de façon à produire une réponse en lien avec ses propres capacités. Il s’agit de construire le mouvement selon les intentions perçues de son partenaire. Qui ne s’est pas retrouvé face à une saisie puissante qui focalise l’attention au point de figer l’ensemble de votre corps et par là même, donner de part cet appui de la puissance à l’autre. A l’inverse, une saisie peu dynamique, voire molle, qui n’assure pas un point d’ancrage satisfaisant peut appeler à une sortie plus directe du mouvement par le biais d’un atemi par exemple. Sentir l’intention de l’autre, son état d’esprit dans une saisie, obligent à s’harmoniser, à faire avec. Tel un courant électrique qui passe entre deux corps et qui transmet une intensité, la saisie indique et retransmet un état physique mais aussi mental que l’on doit intégrer pour construire une réponse en cohérence de nos forces et faiblesses. Il faut de cette saisie, réussir à construire cette notion d’Awase qui permet l’union des forces dans une même direction. De deux forces qui s’opposent au départ, réussir à ne faire qu’un et créer une unité d’une redoutable efficacité martiale. La notion d’Aïki naît de cela. Mais demeure relative à la connaissance que j’ai de moi-même selon l’adversité que je rencontre.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb3-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-278" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb3-1024x683.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb3-300x200.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb3-768x512.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb3.webp 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Saisir, c’est construire des étapes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Aïkido d’Iwama et sa progression technique on cherche d’abord à saisir fermement le partenaire pour le mettre en situation défavorable. Il s’agit de l’obliger à construire une véritable stratégie technique, physique et mentale. C’est ce que l’on retrouve dans la notion de Kihon (基本) qui implique une saisie ferme et neutre ne donnant pas d’indication. Il s’agit de permettre le développement d’apprentissages techniques et les repères d’angles et de déplacement pour le pratiquant. <strong><em>Sans oublier l’impact psychologique d’une saisie ferme qui appuie sur votre moral aussi bien que sur votre poignet…</em></strong> Ce point qui vous pose une contrainte jusque dans votre structure mentale et vous fait chercher une solution plus adaptée selon votre partenaire du moment. Cela demande une constante adaptation qui permet d’envisager l’Aïkido comme un art martial visant l’adaptation à toute situation. Cette adaptation grandit avec la dynamique et la fluidité des gestes qu’imposent les formes Ki no nagare (気の流れ). L’écoulement du ki et sa composante dynamique, ne permet pas à la saisie de s’installer fermement et de figer le mouvement. Sans pour autant rompre le contact, il faut accepter « la rencontre physique » de son partenaire-adversaire et l’utiliser de manière à le déséquilibrer, l’immobiliser ou le projeter. C’est bien là l’essence de notre pratique. <strong><em>Il s’agit bien de s’harmoniser avec le geste d’autrui pour lui proposer une logique de réponse qui va le contraindre à chuter ou s’immobiliser, et non de lui demander de suivre notre mouvement par sympathie ou complaisance. </em></strong>C’est ce que vise la pratique d’un budo. Mais les étapes nécessaires à ces acquisitions sont nombreuses et variées pédagogiquement. Il faut accepter de la saisie qu’elle nous contraigne, pour travailler autour d’elle. De cette difficulté que l’on adapte par étape selon le niveau de pratique, on structure nos sensations kinesthésiques. C’est de cet espace libre, qui n’est pas bloqué et où le corps tout entier peut s’engouffrer et se mouvoir que l’on construit. On élabore progressivement un schéma corporel plus affiné, une structure globale qui intègre le corps dans son ensemble et se libère du point de blocage de la saisie. La respiration et l’aspect mental de la pratique viennent alors renforcer cette construction.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Saisir avec son corps</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si se sortir d’une saisie et l’exploiter demeurent un point d’apprentissage, encore faut-il que la saisie soit construite et appropriée au contexte et à la réalité martiale que l’on vise. La saisie donne une tonalité, mais elle ne constitue pas le centre de la pratique. Saisir de façon forte et focaliser son attention uniquement sur cet aspect, donnent souvent lieu à de larges ouvertures sur d’autres parties du corps. C’est parfois dénué de sens et sous prétexte de verrouiller un point on en oublie tout le reste. Posture du corps, Maaï, transfert d’appui, relâchement nécessaire à l’organisation corporelle d’une réaction, etc…. Saisir avec son corps c’est épouser l’ensemble du mouvement du partenaire pour lui offrir une constante pression sur chaque phase de la technique qu’il réalise. Cela signifie être disponible pour réagir dans sa technique. A cet effet c’est le corps en entier qui se mobilise au travers de la saisie. La relation entre la pratique des armes et la façon de saisir constitue une première étape. Annulaire et auriculaire prennent une place importante dans la construction de la saisie et permettent un lien direct avec la pratique de l’Aïki-ken et de ses suburis. On cherche à verrouiller la saisie de la même manière que l’on verrouille la saisie de la tsuka d’un sabre en utilisant les 2 petits doigts situés à l’extrémité du Boken ou du Katana. Relier l’arme au centre de gravité et à son corps par l’utilisation de son placement et des 2 petits doigts, se retrouvent dans la saisie à main nue d’un partenaire. De la même manière la notion de Zanshin que l’on retrouve dans la pratique du ken, se retrouve dans les saisies en Aïkido. Cette sensation d’utiliser l’intégralité du corps et de mettre l’accent sur l’esprit de la saisie trouve un lien direct avec la pratique des armes. D’ailleurs, dans une plus large mesure, saisies et frappes à mains nues en Aïkido sont en lien direct avec la pratique des armes (Yokomen , Shomen, Morotte Dori, …). Il en va de même lorsque l’on applique une technique et que la saisie utilisée pour la torsion est en lien direct avec la pratique du sabre ou du jo comme dans Shiho Nage par exemple. Cependant si elles constituent un axe d’apprentissage, les saisies ne peuvent rester neutre ou statiques dans la mesure où elles perdent le lien avec la réalité d’une situation conflictuelle. Bien souvent elles sont un point d’entrée à l’enchaînement de mouvements ou visent à créer une réaction. (pousser, tirer, bloquer, utiliser l’autre main…). Le cadre de leur utilisation ne doit pas être restrictif et doit favoriser l’adaptation du pratiquant qui doit s’en défaire et en même temps renforcer le point de contrôle de celui qui l’applique. En Aïkido, saisir vise aussi à immobiliser ou projeter l’autre. Percevoir l’instant et le sens d’une saisie pour construire son action dans le mouvement d’autrui demeure essentiel dans l’apprentissage d’un budo. Il s’agit bien de se servir de cela pour se construire et élaborer un mode de relation avec autrui. Mais c’est aussi, saisir l’esprit des choses, le sens de notre pratique et son contexte de réalisation pour se construire et développer un budo qui vise à se développer humainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Saisir l’esprit, l’âme, la physionomie des choses et des êtres.</em></strong> Honoré de Balzac : « Le chef d’œuvre inconnu ».</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1566" height="2500" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2.webp" alt="" class="wp-image-277" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2.webp 1566w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2-188x300.webp 188w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2-641x1024.webp 641w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2-768x1226.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2-962x1536.webp 962w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/oeberhardtsaisieweb2-1283x2048.webp 1283w" sizes="(max-width: 1566px) 100vw, 1566px" /></figure>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><strong><strong>Olivier Eberhardt<br>Article paru dans “Dragon Magazine” février 2019</strong></strong></strong></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-89b4c9e9 wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/articlesaisieavril19dragonmag.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le magazine</a></div>
</div><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/les-saisies-rencontrer-lautre-pour-mieux-se-connaitre/">Les saisies: Rencontrer l’autre pour mieux se connaître</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/les-saisies-rencontrer-lautre-pour-mieux-se-connaitre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Interview &#8211; SAITO Hitohira sensei 2014</title>
		<link>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2014/</link>
					<comments>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2014/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin3965]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 14:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://olivier-eberhardt.fr/?p=265</guid>

					<description><![CDATA[<p>Représentant mondial du groupe « Iwama ShinShin Aiki Shuren Kai », SAITO Hitohira sensei s’est rendu à Rennes les 7-8-9 novembre 2014 pour y diriger un 3ème stage international. Fils et successeur de SAITO...</p>
<p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2014/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2014</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Représentant mondial du groupe « Iwama ShinShin Aiki Shuren Kai », SAITO Hitohira sensei s’est rendu à Rennes les 7-8-9 novembre 2014 pour y diriger un 3ème stage international. Fils et successeur de SAITO Morihiro sensei, SAITO Hitohira sensei demeure l’un des rares enseignants à avoir vécu et pratiqué sous l’égide d’O-Sensei depuis sa plus tendre enfance. Invité par Olivier Eberhardt et sous l’égide de Dento Iwama Ryu France, il a répondu à une interview retraçant ses liens avec la famille UESHIBA et  les spécificités de l’Aïkido qu’il développe à travers le monde.</em></strong></p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong>Sensei, quels sont les liens entre la famille SAITO et la famille UESHIBA?</strong></strong></strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mon père est devenu disciple de O-Sensei en 1945 et a suivi son enseignement jusqu’à la mort de O-Sensei en 1969. Mon père a reçu aussi du Fondateur un terrain situé juste à côté de sa maison, où il a construit la maison où je vis encore aujourd’hui. O-Sensei avait beaucoup d’affection pour mon père. Ma mère a également servi la famille UESHIBA pendant dix-huit ans. Même si j’ai pris mon indépendance, j’éprouve encore beaucoup de gratitude envers la famille UESHIBA pour tout cela. Par ailleurs, cette indépendance, je l’ai prise après en avoir reçu l’autorisation et l’approbation du troisième Doshu Moriteru UESHIBA Ainsi, il n’y a aucune dispute entre nous, et aujourd’hui encore Moriteru Sensei est pour moi comme un grand frère. La pérennité de la famille UESHIBA est très importante à mes yeux, et je souhaite profondément que les familles UESHIBA et SAITO conservent cette relation maître-élève dans l’avenir.</p>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sensei, quelles sont les caractéristiques des Keiko (entraînements) dans votre école, l’Iwama Shin Shin Aïki Shuren Kai?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler des caractéristiques de l’entraînement, il est important de bien garder à l’esprit que mon père, Morihiro SAITO, a été le disciple direct de O-Sensei pendant de longues années et qu’il a ensuite dirigé le Dojo de O-Sensei jusqu’à sa mort. Tout cela s’est écoulé sur un demi-siècle, 50 ans&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon père m’a transmis tel quel l’Aïkido que pratiquait O-Sensei et qui était basé sur trois éléments fondamentaux : <strong><em>la pratique des armes (bukiwaza), des techniques à mains nues (taijutsu), ainsi que de la spiritualité Shinto. </em></strong>Aujourd’hui, seul l’Aïkido de style Iwama Shin Shin propose une pratique fidèle à l’Aïkido de O-Sensei, c’est à dire une pratique qui intègre simultanément ces trois éléments fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">O-Sensei a eu de nombreux disciples. Parmi ceux-ci, certains ont très tôt pris leur indépendance. D’autres sont restés à l’Aïkikai mais parmi eux, peu ont compris profondément l’enseignement de O-Sensei. Dans ce contexte, mon père est resté 23 ans auprès de O-Sensei, qui lui a transmis directement son enseignement. Mon père a pratiqué chaque jour directement avec O-Sensei, et il a transmis tel quel cet enseignement au dojo d’Iwama. Et moi, je ne fais que perpétuer cet héritage : notre forme de pratique restitue fidèlement dans tous ses aspects l’Aïkido que pratiquait O-Sensei.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est de l’entraînement, il y a un point sur lequel beaucoup de monde se trompe. Dans les Budo, la règle est simple : si vous êtes immobilisé par une saisie et que vous ne pouvez pas vous libérer, vous êtes mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première base des Budo consiste donc naturellement à être capable de se défaire d’une saisie réelle, puissante et immobilisante. <strong><em>C’est la raison pour laquelle il est fondamental que le pratiquant s’entraîne tout d’abord à partir de la position qui lui est la plus défavorable, en statique</em></strong>. Evidement, l’objectif ultime est d’être capable d’esquiver avant que l’adversaire ne puisse saisir pleinement et d’exécuter les techniques en dynamique, mais imaginez ce qui se passe si justement, pour une raison ou une autre, un erreur de timing par exemple, vous ne pouvez esquiver à temps. Vous êtes mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est pour cela que nous considérons comme primordial, comme la première base, l’entraînement qui consiste à travailler les techniques en partant de la position/situation la plus défavorable pour soi.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première étape de l’apprentissage est de savoir que faire dans tel ou tel cas. Ensuite, progressivement le pratiquant intègre toutes ces bases dans son corps et devient capable d’exécuter les techniques en dynamique. Cette progression par étape n’est pas spécifique à l’Aïkido. Elle existe également en calligraphie où elle est reflétée par trois styles d’écriture (Kaisho, Gyosho et Sosho) (1), et il en va exactement de même dans les Budo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mieux, il en va de même dans tous les domaines de la vie : regardez quelqu’un faire du vélo pour la première fois, au début il n’y arrive pas car il n’a pas l’équilibre, celui-ci vient peu à peu, au fur et à mesure qu’il monte sur son vélo. Il progresse au fur et à mesure qu’il intègre les différentes sensations dans son corps. Nôtre entraînement suit le même cheminement. Notre méthode d’entraînement consiste à partir de la position la plus défavorable et réelle, en statique: on apprend ainsi à exécuter les techniques correctement, à rester stable et à déséquilibrer le partenaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Progressivement, on acquiert de la précision technique dans les angles, dans le timing, et l’on devient un jour capable d’exécuter pleinement les techniques en dynamique. L’objectif de l’Aïkido est bien sûr de pratiquer les techniques en dynamique, mais pour être un jour capable de cela, il faut passer par un apprentissage contraignant en statique. Il est impossible de comprendre le meilleur timing d’esquive tant que le corps n’a pas intégré le moment et le point à partir duquel il est immobilisé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="621" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirairiminagenov14-1024x621.webp" alt="" class="wp-image-267" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirairiminagenov14-1024x621.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirairiminagenov14-300x182.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirairiminagenov14-768x465.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirairiminagenov14.webp 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entraînement (keiko) ne peut pas se limiter à l’exécution de techniques dans des conditions idéales de facilité. Ceci est aussi une attitude , comment faire lorsque l’on n’est pas en forme, ou lorsque l’on est malade ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité, la vie, n’offrent pas toujours les conditions favorables pour agir. Que faire quand on a un pied bloqué, quand il fait sombre, et qu’on ne peut réagir avec le bon timing ? Depuis les temps anciens, les japonais portent une importance toute particulière au travail des bases, parce qu’ils savent que les conditions offrent toujours des situations différentes et pas forcément optimales : la maladie, la boue, la nuit…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait d’avoir incorporé ces bases, ou non, est justement ce qui fait la différence dans les moments critiques, ce qui protège ou non votre vie. Bien sûr, on trouve des gens très forts partout quelle que soit la méthode d’entraînement, mais pour que le plus grand nombre d’entre nous puissent vraiment y parvenir, le point de départ du keiko (entraînement) consiste à intégrer les situations les moins favorables dès le début. Ceci est vrai dans tous les Budo. Cette démarche est celle de l’Aïkido de style Iwama, et celle qu’enseignait O-Sensei. Nous y sommes fidèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des étapes de progression comme mentionné plus haut, et il faut en premier lieu être capable de bouger même en étant très fortement saisi/immobilisé. <strong><em>O-Sensei disait “kasshiri tsumete” dans son dialecte de la région de Wakayama. Ceci signifie « saisissez fermement »</em></strong>. Pour lui, un vrai Budo doit apprendre au pratiquant à bouger même si il est très fermement saisi/immobilisé. Ce n’est pas parce que le partenaire est bloqué qu’il faut relâcher la saisie, sinon le Budo perd tout son sens. Il ne suffit pas d’expliquer que « normalement il suffit de faire ceci ou cela dans telle ou telle situation et avec tel ou tel timing ». Ce type d’enseignement ne respecte pas l’esprit authentique du Budo. Il ne fait que « dire ce qui devrait se passer idéalement » dans telle ou telle situation, mais n’enseigne pas comment arriver à ce niveau idéal. Tout ceci n’est pas réaliste et c’est pourquoi mon enseignement commence par la base : comment faire à partir de la situation la plus défavorable (être immobilisé)… <strong><em>Mais ce n’est pas moi qui ai inventé cette manière de pratiquer, c’est celle de Morihei UESHIBA, que mon père puis moi conservons vivante.</em></strong></p>
</div>
</div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong><strong>Sensei, votre école vient de célébrer ses 10 ans d’existence en 2014. Quel bilan en faites vous, quelles sont vos perspectives?</strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis né en 1957, pour ainsi dire sur les genoux de O-Sensei, auprès duquel mon père était élève à demeure depuis 12 ans. Mon père et ma mère servaient O-Sensei et son épouse tous les jours. La vie quotidienne était centrée sur le Dojo de O-Sensei à Iwama, dans la préfecture d’Ibaraki. Ainsi, lorsque j’ai pris mon indépendance il y a 10 ans, j’ai été la proie d’un stress très puissant. J’étais déchiré entre l’envie de rester et l’envie de protéger cet héritage. J’étais tiraillé par ces deux options mais finalement, prendre mon indépendance était la seule solution. C’était comme « sauter » d’un gros navire sans bouée ni gilet de sauvetage. Personne ne voulait me suivre ni m’aider. Mais je ne suis pas parti avec l’envie qu’on m’aide ou qu’on me suive. Je suis parti afin de souscrire à mes obligations envers mon père Morihiro SAITO Sensei et envers Morihei UESHIBA Sensei. Je suis parti pour cette raison « pure », adjectif que j’emploie ici a dessein. En effet, de mon point de vue, la relation de filialité à O-Sensei s’est atténuée progressivement depuis Kisshomaru UESHIBA Sensei. Aujourd’hui, on en est à ma génération, à la génération du troisième Doshu Moriteru UESHIBA Sensei, et entre temps, deux courants, celui de l’Aïkikai et celui d’Iwama, se sont progressivement séparés et se sont développés partout dans le monde. <strong><em>Toutefois, ces deux courants proviennent d’une source unique : O-Sensei. Ainsi, il n’est pas exact de dire que nous pratiquons quelque chose de complètement différent. En revanche, nos visions ne sont plus les mêmes et cela apparaît dans nos enseignements et notre manière de pratiquer.</em></strong><br></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1500" height="2172" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14.webp" alt="" class="wp-image-269" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14.webp 1500w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14-207x300.webp 207w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14-707x1024.webp 707w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14-768x1112.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14-1061x1536.webp 1061w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/SaitoHitohirameijijingujuin14-1414x2048.webp 1414w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi à Tokyo, on pratique dès le début en ki-no-nagare (en dynamique), tandis qu’à Iwama nous conservons la méthode traditionnelle. Je ne critique ni ne renie la méthode suivie à Tokyo, car au final, l’objectif et la forme sont les mêmes. Dans les deux cas d’excellents Aikidoka sont formés. L’enseignement à Iwama est peut-être un peu plus dur au début pour le débutant, mais c’est une forme d’enseignement au cours duquel les incompréhensions et les difficultés s’évanouissent peu à peu. En effet, j’ai des doutes sur un enseignement qui n’incorpore pas les situations les plus contraignantes, qui interdit de saisir fortement le partenaire, étape nécessaire afin de prendre en compte tous les aspects de la réalité, mais qui inclue directement les formes dynamiques (niveau le plus élevé). Cette méthode laisse pour certains étudiants des doutes quand à l’efficacité des entraînements et des techniques, et il arrive ainsi que certains arrêtent de pratiquer. Inversement, l’enseignement de Morihei UESHIBA Sensei est difficile au début, mais au fur et à mesure de la pratique, les difficultés disparaissent ne laissant derrières elles aucun doute. Pour moi, un véritable enseignement de qualité est celui qui permet aux étudiants de progresser en résolvant leurs doutes et difficultés. Ainsi, au bout d’une dizaine d’années de pratique, on peut ainsi commencer à toucher de ses propres doigts le trésor légué par mon père Morihiro SAITO Sensei. Je n’ai pas pris mon indépendance pour être indépendant, mais parce que je voulais continuer a transmettre l’enseignement de Morihiro SAITO Sensei. Bien sûr cette indépendance a pris la forme d’une nouvelle structure nommée Shinshin Aiki Shurenkai, mais en fait, celle-ci ne fait que faire vivre et transmettre l’enseignement de O-Sensei, de manière authentique, fidèle et traditionnelle, en respectant et en intégrant la pensée du Fondateur au centre même de la pratique. C’est ainsi que nous pratiquons chaque jour que Dieu fait. Je reçois de nombreux ushi-deshi (élèves à demeure) qui viennent des quatre coins du monde. Je m’efforce de leur faire vivre de la manière la plus fidèle possible l’entraînement qu’ils auraient eu avec le Fondateur, et cela commence le matin par des prières. Ces prières que pratiquait O-Sensei tous les jours expriment la gratitude envers les Dieux. La prière et la gratitude sont un dénominateur commun à toutes les religions du monde. Le Fondateur commençait et terminait chaque journée par des prières de gratitude au Créateur. C’est en mémoire de O-Sensei que notre groupe s’appelle Shinshin Aiki Shurenkai : « Shinshin » (神信) signifie « croire en Dieu ». J’ai choisi ce nom afin de simplement indiquer que notre Dojo conserve et enseigne le Budo du Fondateur. Cela fait maintenant 10 ans que j’ai choisi ce nom en mémoire de O-Sensei. Depuis, il y a eu des moments de joie, des moments tristes, des moments difficiles, mais ces 10 ans ont passé très vite. Ces moments, je les ai traversés en m’en remettant à Dieu, et j’ai fait ce que j’avais à faire chaque jour. Dans le même temps, de nombreuses personnes ont rejoint notre groupe qui est comme une famille et qui ne cesse de grandir. Aujourd’hui, chaque journée est belle. Quand j’étais jeune, j’étais tellement impliqué dans ma pratique que j’ai eu de nombreux accidents, J’ai dû me faire opérer des hanches, encore récemment j’ai dû me faire opérer du genou, mais si on pratique conformément aux enseignements du Fondateur, même avec un corps endommagé, c’est possible. En effet, les techniques du Fondateur ne sollicitent pas une partie précise du corps, mais tout le corps simultanément. Ainsi la pression sur un genou est facilement compensée. Toutefois, la pratique des kihon (bases) sollicitant fortement les membres inférieurs, il m’arrive encore d’avoir mal aux genoux. Mais même ainsi je suis heureux et mets à profit chaque journée. Oui, ces 10 années ont filé très vite.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-270" srcset="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2-1024x683.webp 1024w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2-300x200.webp 300w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2-768x512.webp 768w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2-1536x1024.webp 1536w, https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2020/03/tanrenkandojoweb2.webp 1750w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est des perspectives, je vais bientôt avoir 60 ans et je pense que mon rôle est maintenant de partager et de transmettre, ne serait-ce qu’à une personne de plus, l’enseignement de O-Sensei. Le rôle que s’était donné le Fondateur était de purifier ce monde de guerres et de créer le paradis sur terre. Et à la question de savoir où est ce paradis, la conclusion à laquelle il était arrivé est que le paradis est en nous tous, dans notre coeur. Je l’ai entendu dire que « découvrir cela est l’objectif même de l’Aïkido ». Je serais très heureux que même une seule personne de plus le comprenne. Ma mission est de transmettre l’enseignement de Morihei UESHIBA Sensei et de mon père Morihiro SAITO Sensei – « Morihiro » est le nom d’Aïkido que O-Sensei a donné à mon père – Même si, et justement parce que l’Aïkido est aujourd’hui toujours représenté par la famille UESHIBA. Je dois maintenant préparer la relève pour une nouvelle génération, à commencer par mes deux fils Yasuhiro et Mitsuyoshi qui pratiquent l’Aïkido. Je vais les encourager et les aider dans leur entreprise. Dans le même temps, Moriteru UESHIBA Sensei ne ménage pas ses efforts, son fils le 4ème Doshu Mitsuru UESHIBA est devenu un homme. Je souhaite que les familles SAITO et UESHIBA entretiennent de bonnes relations dans l’avenir. <strong><em>Le leadership revient à la famille UESHIBA, et historiquement c&rsquo;est à la mienne de l’épauler. Je souhaite vraiment que cette forme de pensée soit conservée dans l’avenir.</em></strong><br>C’est ce que je répète chaque jour à mes fils. Mais dans le même temps, nous devons protéger, conserver et transmettre les techniques traditionnelles d’Iwama : c’est là toute l’œuvre et l’héritage de mon père. Tous ceux qui apprécient cette forme de pensée sont nos amis, mais nous n’avons rien contre ceux qui ne partagent pas ces valeurs ou qui ne connaissent pas l’Aïkido. Ce qui compte vraiment, c’est que ces valeurs traditionnelles vivent et se répandent. Ces valeurs sont l’âme du Japon, elles sont celles du Shinto ou du Bouddhisme. Je les pratique par le Shinto, comme le Fondateur : la journée commence en prière, puis commence la méditation, puis commence le keiko (entraînement), passe ensuite la journée avec ses travaux aux champs comme nous l’a enseigné O-Sensei. C’est parce que Moriteru-UESHIBA Sensei a permis que je prenne mon indépendance que j’ai le temps de vivre ainsi, exactement comme le faisait le Fondateur. Autrefois, mon père et moi devions nous occuper du Dojo du Fondateur, de l’Aiki-Jinja avec tout ce que cela comprend. Nous étions très occupés même si nous avions le temps de travailler aux champs et d’en offrir le fruit en offrandes aux Dieux. Indépendant, je peux véritablement suivre le mode de vie de O-Sensei. Pour cela aussi je suis très reconnaissant à la famille UESHIBA. Je suis également très reconnaissant envers toutes celles et tous ceux qui aujourd’hui s’occupent du Dojo du Fondateur et de l’Aiki-Jinja. Il y a 10 ans, je faisais face à un certain stress. Mais aujourd’hui, je ne ressens plus que de la gratitude. Chaque journée est une gratitude. Pour ce séminaire en France, à Rennes, je ressens également de la gratitude. Pour moi, tout cela est guidé par O-Sensei. Je pense que le bonheur est de pouvoir pratiquer l’Aïkido chaque jour. Je vous en remercie.</p>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em>Interview réalisée le 9 novembre 2014 à Rennes (France) par Olivier Eberhardt.<br>Traduction : Charles Durand / Olivier Eberhardt<br></em></strong>Article paru dans “Dragon magazine” de janvier 2015</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-89b4c9e9 wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://olivier-eberhardt.fr/wp-content/uploads/2026/02/articledragonmagjanv15.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le magazine</a></div>
</div><p>The post <a href="https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2014/">Interview – SAITO Hitohira sensei 2014</a> first appeared on <a href="https://olivier-eberhardt.fr">Aïkido & Iaïdo - Enseignement et stages | Olivier Eberhardt</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://olivier-eberhardt.fr/interview-saito-hitohira-sensei-2014/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
